jacques's profilejacquesehrmann95PhotosBlogNetwork Tools Help

Blog


    February 27

    transfert d'un premier album sur le Japon en septembre 2006

    Je viens de transférer un nouvel album consacré à un voyage au Japon en septembre 2006. Celui-ci porte sur les deux premiers jours à TOKYO. Vous pouvez voir l'album en cliquant sur photos et Japon I et, ci-dessous, vous pourrez voir le texte qui accompagnait alors ce premier album que vous pouvez également revoir sur mon site principal "reisenderinderwelt.spaces.live.com".
     
    VOYAGE AU JAPON EN SEPTEMBRE 2006
     
    Nous avons finalement fait, de TOKYO à KYOTO et OSAKA, un merveilleux voyage. Et pourtant, au départ, les choses ne s'annonçaient pas trop bien.
     
    Déjà, nous espérions assister à de grandioses cérémonies, riches en couleurs à l'occasion de la naissance du prince héritier, évènement attendu par les Japonais depuis 41 ans. Il n'en fut rien.
     
    Ensuite, la météo ne nous fut pas favorable et, sur cinq jours passés à TOKYO, nous eûmes trois jours et demi de pluie : petite pluie fine et continue le plus souvent, mais parfois, franchement : des cordes ! Il nous fallut donc adapter notre programme aux circonstances.
     
    Et puis, déjà, en route vers TOKYO depuis l'aéroport situé à 60 km de la ville, je fus très déçu d'entrer dans une ville très industrialisée et très semblable à des métropoles occidentales, notamment américaines.
    Mais où étaient donc passées les splendeurs de l'Orient ? Nous finîmes par les découvrir, mais avec beaucoup d'assiduité et de patience car si le Japon a un très long passé en tant qu'Etat, le premier ayant été créé au VIIIème siècle avec NARA comme capitale, il ne faut pas oublier que les villes japonaises ont terriblement souffert des bombardements au cours de la dernière guerre mondiale et, en grande partie détruit, le Japon n'eut d'autre choix que d'accepter l'occupation américaine. Ce fut d'ailleurs grâce aux commandes américaines, mais aussi une impressionnante capacité de travail, que le Japon va opérer un redressement des plus spectaculaires, devenant, dès le début des années 1960, le pays le plus productif d'Asie. Il va même, au cours des années 1980, devenir la deuxième puissance économique mondiale allant jusqu'à talonner les Etats-Unis.
     
    Il ne faut pas donc s'étonner de voir d'abord, en TOKYO, une ville extrêmement moderne avec cependant, pourvu qu'on les trouve, de magnifiques îlots préservés avec jardins et temples, qui sont eux-mêmes de véritables villes à l'intérieur de la ville. Nous saurons heureusement les trouver.
     
     
    LE JAPONAIS, UNE LANGUE METISSEE
     
    L'écriture japonaise est un véritable casse-tête ... chinois que les élèves vont mettre dix ans à maîtriser.
     
    Jusqu'au VIème siècle, les Japonais n'avaient aucun système d'écriture et ils vont donc adopter celui de leur grand voisin : la Chine. Ils conservèrent le sens des idéogrammes mais remplacèrent la prononciation par les mots japonais correspondants.
    Ils finirent cependant par comprendre, ce qui leur prit tout de même deux siècles, qu'il était impossible d'utiliser la prononciation japonaise pour les mots composés. ils décidèrent alors d'emprunter les sons chinois pour ces mots-là, ce qui enrichit la langue primitive du Yamato (l'ancien nom du Japon) d'autant de mots nouveaux qu'il y avait d'idéogrammes, c'est-à-dire plusieurs milliers !
     
    Vers le VIIIème siècle, des érudits inventèrent un syllabaire qui permettait de transcrire les idéogrammes en sons japonais. Cet alphabet fut appelé katakana (c'est-à-dire : lettres d'à côté) car il était noté en marge des textes et comprenait à peu près cinquante signes fabriqués à partir d'idéogrammes simplifiés .
     
    A partir du Xème siècle, un deuxième syllabaire phonétique; les hiranaga, commença à être utilisé par les dames de la cour qui ne voulaient pas apprendre le chinois.
     
    Aujourd'hui, l'écriture japonaise est un mélange de kanji (les idéogrammes), de hiragana et de katakana, ce dernier étant réservé aux seuls noms d'origine étrangère.
    En 1946, on a réduit à 1.850 le nombre des idéogrammes obligatoires à l'école, ce qui n'empêche pas l'écriture japonaise d'être l'une des plus difficiles à maîtriser. Et, pour faire bonne mesure, ajoutons que le japonais s'écrit couramment de droite à gauche et de la dernière à la première page, comme en arabe, mais aussi parfois de gauche à droite et, fréquemment : verticalement.
     
    Alors, que faire lorsqu'on débarque dans un tel pays sans connaître un mot de japonais ? Il faut déjà, précaution élémentaire, se munir d'un guide avec des plans avec des noms rédigés en caractères latins. A la réception de l'hôtel, vous n'aurez aucune difficulté pour obtenir un plan en japonais et, pourvu que vous indiquiez sur votre plan l'endroit où vous voulez vous rendre, l'hôtesse vous tracera avec un feutre le cheminement pour y arriver. Il vous suffira, après, de montrer de plan en japonais à n'importe qui et les Japonais, qui sont extrêmement serviables se feront un plaisir de vous indiquer par tous moyens, y compris par gestes, comment continuer votre périple, quitte à vous accompagner un bout de chemin pour vous mettre mieux sur la voie.
     
    La première difficulté commence à la gare où il faut acheter ses billets avec une machine automatique, assez complexe, dont les explications sont évidemment rédigées en japonais. Evidemment, vous bloquez un appareil pendant pas mal de temps.En France, vous vous feriez vite traiter de tous les noms. pas au Japon où il y aura toujours quelqu'un pour tenter de vous expliquer comment ça fonctionne. Vous montrez simplement votre plan avec la destination et il vous dit sur quelles touches il faut taper pour acheter vos billets.
     
    Comme vous pouvez le voir sur ces premières photos, les restaurants, souvent situés dans les gares, sont très petits avec, tout au plus une dizaine de sièges, mais, là encore, il vous faut acheter un ticket sur une machine automatique. Mais vous n'aurez finalement pas trop de difficultés dans la mesure où les plats sont tous représentés en photo ou même en matière plastique, plus vraie que nature. En revanche, il ne faut pas rechigner à manger comme eux car, pour le bifteck-frites, sûr, il vaut mieux aller ailleurs !
     
    LA CUISINE JAPONAISE
     
    Elle est à la fois très variée et extrêmement raffinée, mais c'est un fait qu'elle peut déconcerter des occidentaux s'ils n'ont pas, au préablable, voyagé en Asie et notamment en Chine ou, tout simplement fréquenté les nombreux restaurants japonais et coréens qu'on trouve notamment à PARIS.
     
    Le poisson cru est la spécialité japonaise par excellence. Il se mange soit en sashimi - simple tranche qu'on trempe délicatement dans le sohyu (sauce de soja agrémenté de moutarde verte très forte) - soit en nigiri sushi - la tranche est alors posée sur une boulette de riz légèrement vinaigrée - soit encore en maki sushi - c'est-à-dire enroulée avec du riz dans une algue nori. Dans tous les cas, le poisson est débarrassé de ses arêtes et servi avec du gingembre mariné dans du vinaigre.
    Un assortiment classique moriawase comprend en général huit à douze pièces parmi lesquelles on trouve du thon, du thon gras, du saumon, une crevette, de la seiche, du maquereau et de l'omelette japonaise.
    Les sushiya de TOKYO se ravitaillent chaque matin au marché TSUKIJI (que, bien sûr, nous ne manquerons pas de visiter), l'un des plus grands marchés au poisson du monde.
     
    En allant manger dans les sushiya, on peut faire un excellent repas pour moins de 1.500 yens, soit l'équivalent de 10  €.
    Le must est le restaurant de sushis tournants où les plats défilent devant les clients sur un tapis rotatif. On choisit autant de plats qu'on désire et on empile les assiettes à côté de soi. A la fin, on compte le nombre d'assiettes pour régler l'addition. Si les assiettes sont de couleurs différentes, elles ne sont pas au même prix.
     
    Mais il y a aussi les nouilles japonaises qui n'ont strictement rien à voir avec les spaghetti italiens, consommées chaudes en soupe ou bien froides sur un lit de bambou.
     
    Mais le plat le plus connu avec le poisson cru est indiscutablement le sukiyaki qui est une fondue de boeuf. Toute la préparation est faite sur la table. Dans un plat en fonte, on fait griller de fines tranches de boeuf, puis on verse un bouillon de soja, légèrement sucré, avant d'ajouter des légumes et le tofu qui est un fromage de soja. Le sukiyaki est servi avec du riz blanc.
     
    On peut aussi mentionner les tempura, spécialité d'origine étrangère puisque importée par les Portugais au XVIème siècle ainsi que le temppan-yaki,véritable spectacle où, devant chaque table, un cuisinier jongle avec de la viande et des crevettes au dessus d'une  plaque chauffante. Le menu comprend également une entrée, du riz et un dessert.
     
    Sans oublier bien sûr le saké, boisson nationale des Japonais qui commencent pourtant à lui préférer du vin (souvent en provenance de France) ou de la bière.
     
    DEBUT DE NOTRE VISITE DE TOKYO
     
    A notre arrivée à l'hôtel, vers 11 heures, la chambre n'est pas prête. Nous allons donc déjeuner, puis, après un brin de toilette, indispensable après 12 heures passées en avion, nous allons nous jeter à l'eau en commençant par le métro, direction : la station "Tokyo" en plein centre ville, mais qu'on appelle de préférence le "centre vide" car il consiste en un immense espace vert, en partie interdit au public, au milieu duquel se trouve le palais impérial dont, en fait, on ne voit pas grand chose. Le palais est un bâtiment très simple entièrement reconstruit après la seconde guerre mondiale.
     
    C'est alors que la pluie a commencé à tomber. heureusement, au Japon, en cette saison, on peut partout acheter des parapluies très pratiques parce que légers et transparents pour, selon la taille, l'équivalent de deux ou trois euros.
     
    Le lendemain matin, il pleuvait toujours. Nous avons donc opté pour un endroit couvert et sommes allés visiter le marché au poisson de TSUKIJI. Il faut y aller tôt si on veut assister aux enchères qui ont lieu sur le port, là où accostent les bateaux mais ce n'était pas pour nous un problème car nous nous levions toujours vers les 5 heures. Toute une petite ville s'est créée autour de cet immense marché avec commerces d'alimentation, mais surtout de nombreux restaurants de poisson cru et c'est dans l'un d'eux que nous irons manger des sushis à ... 10 heures. De toutes façons, au Japon, on peut manger n'importe où et à n'importe quelle heure.
    Pendant la visite du marché, il faut rester vigilant car les visiteurs sont tout juste tolérés dans ces allées étroites où circulent en permance de curieux engins pour le transport des poissons, des engins qui vont très vite et qui ont, à l'avant, une sorte de cylindre vertical qui leur permet de tourner à l'aise dans les allées les plus étroites.
     
    Sur ce premier album, toujours pas de temples. Nous attendions des jours meilleurs. En revanche, beaucoup de vues de gares qui sont des lieux gigantesques à plusieurs niveaux et avec de très longes allées, occupées par différents commerces et beaucoup de restaurants. Car c'est là que, vers 6 heurs 30 du matin , les Tokyoïtes viennent prendre leur petit déjeuner avant d'aller travailler et c'est également là que, le soir, ils feront leurs courses car, dans les galeries marchandes des gares, on peut tout trouver.
     
    En fait, les Japonais vivent essentiellement : dans leur logement où, généralement, ils ne font que dormir, dans les gares où ils prennent leurs repas et font leurs courses, dans les transports publics et, bien sûr, sur leur lieu de travail.
     
    Les gares sont donc, à TOKYO de véritables lieux de vie, toujours extrêmement animés, mais aussi très propres, ce qui appraît nettement sur les photos, le sol étant brillant sans la moindre poussière ni papiers jetés par terre. De plus, comme d'ailleurs au marché au poisson, aucune odeur (si vous avez déjà fréquenté le métro parisien, sûr que nous ne pouvons pas en dire autant !)
     
    Car, très vite, nous voyons appraître les qualités des Japonais : politesse, serviablitié, courtoisie, travail, discipline, propreté, honnêté (dans les gares, on voit des gens entrer dans les magasins en laissant leur valise dehors !) tout ce qui, finalement, fait cruellement défaut aux Français.
     
     
     
     
     
    ">Envoyer un message | Lien permanent | Afficher les rétroliens (0) | Ajouter au blog | Voyages