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    March 06

    2ème partie d'un voyage au JAPON en septembre 2006

     
    6 octobre

    Voyage au Japon (deuxième partie)

    Je sais que je vais en décevoir beaucoup, mais, aujourd'hui, vous ne verrez toujours ni temples ni jardins. Quand on voyage seul, on n'est pas tenu de respecter un programme établi à l'avance et on peut improviser en fonction des évènements, or, à ...
     
    TOKYO, le troisième jour, il pleut toujours !
     
    Allons, les temples attendront encore car il y a encore beaucoup de choses à voir dont une partie est dans des lieux couverts.
     
    Mais, d'abord, quelques photos qui remontent à la veille lorsque nous avons visité le marché au poisson. Tout autour de cet immense marché, s'est mise en place une véritable ville annexe avec de nombreux commerces, notamment de nourriture, voire des traiteurs car il semble que les Japonais n'aiment pas trop faire la cuisine chez eux et mangent soit au restaurant, soit achètent des plats déjà préparés. Pour ce qui nous concerne, le soir, nous ferons comme eux et ferons nos courses avant de rentrer manger ... dans notre chambre à l'hôtel.
     
    On peut noter, les photos 012 et 013 qui représentent les plats tels qu'ils sont proposés, en matière plastique, mais étonnants de vérité. On peut ainsi savoir ce qu'on peut manger et le prix.
    Sur les photos 015 à 017, nos achats pour le repas du soir;
    en 018 et 019, des restaurants qui ressemblent à tout sauf à des restaurants !
     
    Et nous en arrivons au troisième jour. Donc, il pleut toujours. Et la petite pluie fine est devenue une vraie pluie, parfois très forte.
     
    Tôt le matin, nous partons pour GINZA, un quartier chic, le plus cher de tout TOKYO. Déjà, j'espère trouver un magasin SONY car, de façon très stupide, j'ai oublié chez moi le chargeur pour les batteries de mon camescope. Et, avec deux batteries, je ne vais pas pouvoir tenir longtemps.
    Nous trouverons bien un immeuble SONY, mais qui n'ouvre qu'à 11 heures.
    Les magasins sont tous fermés et nous ne pouvons même pas faire comme les Japonais, pour qui ces magasins sont trop chers et qui ne viennent à GINZA que pour faire du lêche-vitrine.
    Bien abrités sous nos parapluies, c'est donc assez vite que nous visiterons ce quartier, le but étant en fait le théâtre Kabuki.
     
    Le Kabuki, forme de théâtre remontant au XVIème siècle, était à l'origine un spectacle érotique joué par des femmes. Mais les autorités interdirent aux femmes de monter sur scène. C'est ainsi qu'est née la tradition des onnagata - rôles de femmes joués par des hommes qui ont fini par en devenir les vedettes.
    Aujourd'hui, le kabuki est une forme sérieuse de théâtre quoique l'excentricité des costumes, le jeu des acteurs et les décors hallucinants le situent à mi-chemin entre la commedia dell'arte et ... grand guignol !
     
    Il faut reconnaître toutefois que ce n'est pas facile à apprécier pour des occidentaux qui ne sont pas préparés à ce type de culture. Les Japonais l'ont bien compris, qui vendent aux touristes, des billets pas chers valable pour un seul acte (le spectacle complet pouvant durer plusieurs heures). Nous avons donc assisté au premier acte et, très franchement, nous sommes vite partis sans aucune envie d'en voir et d'en entendre plus. Même en faisant des efforts, on ne peut pas tout aimer.
     
    Du coup, aucune envie d'essayer le théâtre nô qui est lent et plutôt austère. Et c'est, même pour certains Japonais, un spectacle notoirement assez ennuyeux. Donc exit le théâtre nô.
     
    En revanche, nous avons très envie de voir des compétitions de sumo. La période est idéale car le mois de septembre est le mois des plus importantes compétitions.
    Celles-ci ont lieu au Kokujikan, superbe salle tout près de la station de métro Ryogoku.
    Pendant tout le mois de septembre les compétitions commencent à 8 heures 30 pour se terminer à 18 heures et nous aurons l'occasion de voir les plus grands champions du Japon dont le plus célèbre : Asashoryu AKINORI, pratiquement invaincu depuis novembre 2002. Depuis cette date, sur 23 championnant, il en a remporté 17.
     
    Au début, comme pour le Kabuki, nous avions l'intention d'aller y jeter un oeil et de partir si c'était ennuyeux. Pour les Français, le sumo n'est généralement qu'un affrontement grotesque entre deux poussahs un peu tels qu'ils sont caricaturés dans les intervilles de Guy LUX. Et, à notre grande stupéfaction, nous allons découvrir un vrai sport avec de véritables athlètes, un sport qui est en même temps un magnifique spectacle avec ses règles et ses somptueux costumes.
     
    Mais je vous laisse lire à ce sujet une excellente documentation trouvée sur internet :
     
    A. Les règles de base
     
    Les combats se déroulent sur une arène spéciale, circulaire, le dohyo. Pour marquer un point, les lutteurs dont , sur les photos, j'ai gardé le nom en japonais, mais qui sont appelés en France  : sumotori, doivent expulser l'adversaire hors du cercle, ou lui faire toucher terre par une partie quelconque autre que la plante des pieds, en utilisant une ou plusieurs des 48 prises autorisées (kimarite). Les coups de poing, l'arrachage des cheveux, les étranglements et les coups de pied sont interdits.
     
    Le combat consiste en fait à briser le subtil équilibre entre les deux adversaires.
     
    B. le déroulement d'un combat
     
    Le combat est dirigé par un arbitre, le gyoji, vêtu d'un kimono en soie et portant un chapeau spécial. La tradition veut qu'il porte un éventail symbolisant son autorité. Cinq juges, souvent des yokozunas (anciens grands champions), supervisent également les combats et, en cas de contestation, c'est à eux qu'on aura recours pour trancher.
     
    Deux champions pénètrent dans le cercle et, après quelques mouvements d'assouplissement, jettent une poignée de sel sur le sol, rite de purification shintoïste. Ils s'accroupissent, frappent le sol avec les poings et s'affrontent par le regard. Ce rituel porte le nom de shikiri-naoshi et dure quatre minutes. La parade préliminaire se compose également de déplacements visant à intimider l'adversaire. Lorsque les préliminaires sont terminés, les deux lutteurs s'élancent l'un vers l'autre. Et, le plus souvent, le combat ne dure que quelques secondes.
    Ce qui est impressionnant - et typiquement japonais - c'est la totale impassibilité des concurrents. Celui qui perd, aurait-il été le favori de la rencontre, ne manifeste aucune émotion et sort après avoir salué son vainqueur et quand, lors de pauses, les sumotori semblent fâchés, ils le sont contre eux-mêmes; jamais contre leur adversaire et c'est eux qu'ils frappent, sur les cuisses et parfois en se donnant des gifles.
     
    En tout cas, une compétition de sumo est beaucoup plus intéressante et spectaculaire qu'un match de judo où, souvent, on voit les adversaires se tirer pendant 5 minutes par le kimono, esquisser des gestes qui ne mènent à rien et à se rhabiller lorsque le kimono est complètement défait.
     
    C. les tournois
     
    Chaque année, plusieurs tournois ont lieu mais seuls six tournois officiels (ou Hon-basho), organisés les mois impairs, comptent dans les scores officiels de chaque lutteur.
     
    Sur ces six tournois, trois ont lieu à TOKYO, les autres ont lieu à OSAKA, NAGOYA et FUKUOKA.
     
    Dans une compétition officielle, il y a quinze combats par lutteurs, organisés sur une période de quinze jours.
     
    D. Les différents grades
     
    La division supérieur des lutteurs de sumo (Makuuchi) regroupent deux catégories :
     
    - Les Sanyaku :
    * Yokozuna : rang le plus haut dans la hiérarchie du sumo. Décerné par la fédération, le lutteur le porte à vie;
    * Ozeki : rang venant après le Yokozuna et avant le sekiwake. Nommé par la fédération, l'Ozeki peut être rétrogradé si ses résultats sont insuffisants;
    *Sekiwake : rang de grand champion venant après les Yokozuna et les Ozeki;
    *Komosubi : rang le plus bas du groupe des Sanyaku, après les Yokozuna, les Ozeki et les Sekiwake.
     
    - Maegashira : groupe de la division makuuchi regroupant les lutteurs de bas de tableau de la division.
     
    Dans un tournoi, les lutteurs ayant atteint Kashikochi (plus de victoires que de défaites) monteront dans les rangs au prochain banzuke. (Ce n'est pas valable pour les Yokozunas et les Ozekis). A l'inverse, les lutteurs ayant atteint Make-Koshi (plus de défaites que de victoires) descendront dans les rangs.
     
    Parmi les photos de l'album présenté, celles qui vont de 035 à 081 montrent des compétitions de sumo à TOKYO.
    Sur la photo 039, vous pouvez voir le déroulement d'une journée depuis 8 heures 30 jusqu'à 18 heures, le tableau se lisant du haut à droite puis du bas en haut à gauche.
     
    Les feuilles de gingko représentées sur la photo 040 sont considérées comme sacrées au Japon et la coiffure des sumotori est inspirée de leur forme.
     
    Maintenant, si vous voulez avoir une idée concrète sur ce qu'est un combat de sumo, vous pouvez aller sur le lien : www.banzuke.com et vous aurez la possibilité d'y voir tous les matchs importants, année par année et mois par mois. Franchement, essayez : vous verrez, ça en vaut la peine.
    Nous pensions, comme pour le Kabuki, ne rester que peu de temps, mais, fascinés par ce spectacle extraordinaire, nous sommes finalement restés de 15 à 18 heures.
     
    Et même si ces sumotori semblent parfois bien gras, ce sont, je vous l'assure, de véritables athlètes car saisir à bout de bras un adversaire d'environ 150 kilos et le projeter à terre, croyez-moi, ce n'est  pas à la portée de n'importe qui, serait-il gros !
     
    Je peux d'ores et déjà vous rassurer : les temples et jardins, ce sera pour la troisième partie.
     
     
     
     
    Vous pouvez voir toutes les photos se rapportant à cet épisode en cliquant sur "photos" et "JAPON 2ème partie".