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April 27 quatrième partie d'un voyage au JAPON en septembre 2006TOKYO, fin du quatrième jour et début du cinquième (temps variable)
Le quatrième jour, après la visite du site d'ASAKUSA, nous sortons sur Asakusa dori et marchons jusqu'à la rivière Sumida qui arrose TOKYO et va se jeter dans la baie de Tokyo. Le long des quais, nous voyons des péniches ornées de lampions rouges, accessibles, semble-t-il, seulement par le fleuve et dont nous ignorons s'il s'agit de restaurants, de maisons de thé ou ... de bordels à matelots.
Nous nous rendons ensuite au parce UENO, premier parc public édifié au Japon en 1890. La ville en fit cadeau à l'empereur Meiji et il fallut attendre 1924 pour que Hiro-Hito le restitue à la municipalité à l'occasion de son mariage.
L'allée centrale est bordée de centaines de cerisiers qui, lorsqu'ils fleurissent au début du mois d'avril, attirent des millions de Japonais. Seulement, nous sommes en ... septembre !
Dans le parc, nous pourrons toutefois visiter le Toshogu Ieysasu, seul édifice shintoïste à être classé trésor national. Edifié
TOKYO, fin du quatrième jour et début du cinquième (temps variable)
Le quatrième en 1651, il a miraculeusement résisté à toutes les calamités (guerres, tremblements de terre, bombardements) pourtant fatals à la plupart des monuments de TOKYO. Le Toshogu est construit dans un style d'inspiration chinoise dont on ne trouve d'autre exemple qu'à NIKKO.
Le parc comprend aussi un grand nombre de musées, mais, à ma grande honte - et ce fut un terrible handicap pour quelqu'un qui a, pendant des années, enseigné l'histoire de l'Art et été directeur de deux écoles des Beaux-Arts - j'ai horreur des musées. Donc, pas de musées.
En revanche, nous irons voir l'étang Shinobazu dont la surface, en été, est entièrement recouverte de feuilles de nénuphars.
A la sortie du parc, on peut voir une statue représentant un homme et un chien. Selon ce qui n'est peut-être qu'une légende, cet homme partait tous les matins prendre le train pour se rendre à son travail, accompagné jusqu'à la gare par son chien qui attendait patiemment son retour tous les soirs. Un jour, l'homme mourut brusquement d'une crise cardiaque dans le train et ne revint donc jamais chez lui. Le chien, lui, revint tous les jours attendre son maître à la gare et ceci jusqu'à sa mort. C'est en son honneur que fut édifiée cette statue. Légende ? Peut-être, mais comme disent les Italiens, Se non è vero, è bene trovato. Les Japonais, en tout cas, aiment beaucoup cette statue qu'ils trouvent très émouvante.
Dans le parc, nous aurons la surprise de trouver un petit endroit réservé aux clochards de la ville, à vrai dire, peu nombreux et moins dégoûtants et agressifs que ceux que nous avons, nous, à la maison. Même clochardisés, les SDF de TOKYO demeurent très Japonais.
L'après-midi, nous irons visiter un grand marché dans le quartier de GINZA. Eh oui, vous l'aurez remarqué, l'une des choses qu'on veut d'abord voir dans les pays visités, ce sont les marchés qui nous renseignent beaucoup sur la façon de vivre des habitants et sur ce qu'ils ont l'habitude de manger !
A noter particulièrement dans les photos de ce marché, celle n° 039 dont nous allons découvrir plus tard, en la regardant sur l'ordinateur, qu'elle a une particularité assez amusante. Sur cette photo, un Japonais se cure conscieusement le nez avec le doigt et, juste à côté, ce que nous n'avions pas remarqué en prenant la photo, deux grande pancartes jaunes avec ce mot : "SALE !" qui veut tout simplement dire, en anglais : "SOLDES".
Le soir, fatigués d'avoir quand même beaucoup marché depuis le matin 6 heures 30, nous resterons nous reposer à l'hôtel en regardant à la télé, les Judokas féminines françaises remportant haut la main le championnant du monde par équipes, après avoir battu le Japon par le score sans appel de ... 4 victoires à zéro ! Comme quoi, on a beau admirer le pays où on se trouve, quelque part, on demeure quand même un peu franchouillard sur les bords ! Mais cette soirée télé fut aussi pour nous une révélation car c'est alors que nous avons découvert à quel point le sumo était autrement passionnant que le judo dont les combats sont parfois mortellement ennuyeux.
Le cinquième jour, le matin, nous allons visiter le forum international, gigantesque ensemble, extrêmement moderne, de cinq grands bâtiments comprenant chacun 11 niveaux avec les sous-sols.
Intéressant sans plus car des centres de ce type, on peut maintenant en voir partout dans le monde. Mais cela montre bien la mutation qui s'exerce actuellement au Japon qui se tourne délibérément vers la modernité et l'efficacité dans le domaine économique.
troisième partie d'un voyage au JAPON en septembre 200611 octobre
Voyage au Japon (troisième partie) TOKYO - les templesQUATRIEME JOUR A TOKYO : Il pleut plus que jamais !
Le troisième jour, il pleut toujours ! Et pourtant, nous ne pouvons plus différer; il va bien falloir aller voir les temples car nous n'avons plus que deux jours à passer à TOKYO.
Le matin, très tôt, nous allons d'abord visiter le sanctuaire Meiji Jingu, construit en 1920 après la mort de l'empereur Meiji afin de le faire entrer au Panthéon des divinités shintoïstes. C'est aujourd'hui le plus célèbre sanctuaire (jinja) du Japon.
Le jardin, le Meiji Jingu gyoen, est l'un des jardins les plus connus du Japon en raison de la renommée de son sanctuaire. En été (en principe, nous y étions bien en été !), selon le guide, il ne faut pas manquer d'aller admirer son étang ainsi que la centaine de variétés d'iris. Mais, de tout ça, nous ne verrons pas grand chose car il pleut vraiment très très fort !
Nous sortons du métro juste devant l'entrée du jardin, courbés en deux sous nos parapluies et nous avons juste le temps de voir, sur la droite, une route avec quelques personnes; nous allons donc les suivre. Et même très longtemps ... jusqu'à ce que, deux ou trois kilomètres plus loin, nous nous retrouvions ... à la sortie du parc !
Nous avons dû louper un épisode quelque part. Pourtant le guide fait état d'immenses portiques taillés dans un bois vieux de 700 ans et originaire de Taïwan. En nous retournant, nous verrons bien le portique, mais, le premier, celui qui était juste à la sortie du métro, nous ne l'avons pas vu car il était caché par nos parapluies.
Il nous faut donc repartir vers l'endroit d'où nous venons et c'est très fatigués que nous arriverons enfin devant le sanctuaire. Nous y sommes d'ailleurs seuls vu le temps. Bien sûr, nous n'aurons pas le courage d'aller ensuite à la recherche de l'étang et des iris. Complètement trempés, nous nous engoufrons à nouveau dans le métro, direction ASAKUSA.
Nous entrons sur le site par la Kaminarimon, la porte du Tonnerre qui marque l'entrée du temple Senso Ji qu'on atteint à pied par une très longue galerie éclairée par des centaines de lanternes en papier. C'est la Nakamise dori. Elle est bordée, de chaque côté, par des boutiques de souvenirs, de peignes ou de kimonos. Mais, lorsque nous arrivons, les boutiques sont encore presque toutes fermées. C'est au retour que nous pourrons voir ces véritables "marchands du temple".
Le Senso Ji est l'un des temples les plus connus de TOKYO, vraisemblablement fondé en 628. Mais le temple actuel, reconstruit après la guerre, ne remonte qu'à 1958.
En fait, le site est une véritable ville avec de nombreux sanctuaires, temples bouddhistes, shintoïstes, des pagodes et de nombreux bâtiments annexes au milieu de grands jardins.
Plus loin, je vous dirais un mot sur les rapports des Japonais avec la religion, mais c'est loin d'être simple. D'ailleurs, selon un dicton : "Les Japonais naissent shintoïstes, mais meurent bouddhistes".
Nous passerons donc le reste de la matinée à errer au milieu de tous des bâtiments, tous très différents les uns des autres, depuis le grand temple Senso Ji et la pagode Dembo in jusqu'à de modestes petits autels, le point commun étant, devant tous ces sanctuaires, des petites planchettes de bois ou simplement des morceaux de papier qui sont des ex-voto, remerciements pour une grâce accordée (comme autrefois dans les églises catholiques en Occident) ou demande concernant sa vie professionnelle ou affective, ou une réussite à un examen, par exemple. En fait, les Japonais sont très supersticieux et ont constamment recours à des prédictions faites souvent par un robot. Vous mettez de l'argent dans l'appareil automatique et le robot va vous chercher un papier sur lequel vous lisez ce qui, pour les Japonais, est l'équivalent des horoscopes tant prisés des Français !
Quand nous sommes arrivés dans le quartier d'ASAKUSA, il ne pleuvait plus, mais le ciel était très nuageux et la lumière assez triste. Il m'a fallu passer beaucoup de temps pour redonner à ces photos un peu de luminosité afin de les rendre présentables (merci, Adobe !)
LA RELIGION AU JAPON
Si on le leur demandait, peu de Japonais affirmeraient qu'ils sont très croyants. Dans leur recherche de la croissance économique et d'un mode de vie axé sur la technologie, les Japonais peuvent donner l'impression d'avoir négligé la religion. Mais, en réalité, les questions spirituelles n'ont jamais vraiment disparu de la vie japonaise et les rites religieux sont pratiqués quotidiennement.
Près de 90 % des Japonais sont shintoïstes et ... 75 % bouddhistes.
Bizarre, bizarre, me direz-vous, mais, en fait, les Japonais adoptent souvent les deux confessions qui, de toutes façons, ne s'opposent pas l'une à l'autre et si les Japonais assistent à des cérémonies shintoïstes dans la première partie de leur vie, pour les naissances ou les mariages, ils se rendront à des obsèques bouddhistes !
Beaucoup de fêtes sont semi-religieuses.
On ne sait que peu de choses sur la religion des anciennes populations du Japon si ce n'est que leurs croyances formèrent la base du Shintoïsme.
D'après des chroniques datant du début du VIIIème siècle, tous les éléments de la nature, montagnes, rochers, rivières, arbres, étaient habités par des esprits, les Kami. Une personne décédée devenait kami et pouvait, temporairement, habiter l'une de ces choses.
Au cours des IVème, Vème et VIème siècles, le taoïsme et le confusianisme chinois pénétrèrent au Japon et se mélangèrent à sa mythologie et à la croyance aux kami. Cet ensemble de croyances prit le nom de "shinto" (voie des dieux) qui le distinguait du bouddhisme (bukkyo). Le shintoïsme est ainsi la plus vieille religion japonaise. Son sanctuaire véritable est la nature et les forces de la nature elles-mêmes sont vénérées. Les dieux existent dans les eaux des sources et des torrents, ou bien dans l'herbe et les arbres qui poussent autour des temples. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle, au Japon, les sanctuaires sont toujours très étroitement associés à des parcs et jardins.
Le shintoïsme a presque toujours été la religion d'Etat surtout parce qu'il attribue à l'empereur une origine divine. Hiro-Hito était encore considéré comme un "dieu vivant" et personne n'avait le droit de porter le regard sur lui. Les choses ont bien changé avec son successeur : Aki-Hito. Le shintoïsme d'Etat fut en effet abrogé après la seconde guerre mondiale et l'empereur changea le cours de l'histoire en renonçant à la divinité.
Le bouddhisme arrivé de Chine et de Corée en 552 après J.C., fut d'abord contesté par les détenteurs du pouvoir parce qu'il introduisait la culture chinoise au Japon.
La notion du cycle de la mort et de la renaissance, l'insignifiance des choses temporelles et la promesse de la grâce divine, tout cela était nouveau pour les Japonais. Mais, fidèles à leur tradition séculaire, ils adaptèrent la nouvelle doctrine en rejetant tout ce qui ne s'accordait pas avec leurs croyances.
Au début, des rivalités éclatèrent entre les clans shintoïstes et bouddhistes pour des raisons plus politiques que religieuses. Et, bien que l'aristocratie adoptât le bouddhisme, le shintoïsme resta la religion du peuple.
Tout au long de son histoire, le bouddhisme japonais a engendré puis éliminé de nombreuses sectes. Il reste aujourd'hui 11 sectes au Japon, subdivisées en 58 branches.
Les écoles de NARA pratiquent les plus anciennes formes de bouddhisme. Mais l'une des écoles les plus influentes, celle du zen, fut popularisée dès le XIIème siècle par un moine, Tendai Eïseï qui fonda la secte du Zen Rinzaï, mais très peu de temps après, un autre moine, Dogen, forma une autre secte zen, le Zen Soto qui est, de nos jours, la plus active du pays. Elle rassemble environ huit millions d'adeptes, possède une université, plusieurs grandes écoles et un vaste système social et caritatif. Le Soto accorde une importance primordiale au travail social et au comportement moral.
Parmi les trois branches principales du bouddhisme, le Jodo Shin, le Nichiren et le Zen, la classe des samouraïs choisit le Zen.
Les aspects les plus violents du Zen furent mis en avant, son mépris de la douleur et du plaisir et son autodiscipline, ironie de l'histoire, sont aujourd'hui ce qui fait le succès du Zen par ses aspects les plus pacifiques.
Dans le bouddhisme zen, la méditation est au centre de la pratique religieuse et aide le fidèle à atteindre l'Eveil spirituel (Satori).
La méditation vise à faire passer l'esprit de Bouddha dans celui de la personne qui est en train de méditer. Pour y arriver, le croyant doit totalement purifier son esprit, ce qu'il ne peut atteindre qu'en méditant sur la vanité de toute chose. Le Zen a profondément influencé l'art japonais, en particulier la peinture de la nature.
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