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    September 07

    AVIS IMPORTANT

    Inutile de laisser des messages ou de présenter des invitations sur cet espace qui n'est plus qu'une annexe que je ne consulte pratiquement plus.
    Si désir de me contacter, voir mon espace principal depuis maintenant trois ans : reisenderinderwelt.spaces.live.com que vous pouvez également atteindre directement en cliquant sur la liste d'amis.
     
    jacques
     
     
    December 01

    ESPACE MIS EN SOMMEIL

    J'avais ouvert cet espace secondaire pour y archiver des blogs et albums provenant de mon site principal qui commençait à s'alourdir de façon inquiétante.
     
    Toutefois, vu l'infime fréquentation de cet espace-ci, j'ai décidé de ne plus y ajouter quoi que ce soit.
    Je le maintiens ouvert car il comporte de nombreux albums photo qui restent à votre disposition, mais je vous invite désormais à vous reporter sur mon espace principal :
     
    reisenderinderwelt.spaces.live.com.
     
    Merci de votre compréhension.
     
    jacques
    August 28

    La condition féminine au JAPON selon Amélie NOTHOMB

    14 novembre

    La condition féminine au Japon selon Amélie NOTHOMB

    Amélie NOTHOMB, écrivain belge, est née à KOBE, au Japon le 13 août 1967. Fille d'ambassadeur, elle va suivre son père de poste en poste, en Chine, puis aux Etats-Unis pour revenir en Belgique à 'âge de 17 ans. Mais elle reste profondément marquée par le pays où elle est née. Elle va donc y retourner et y travailler dans une grande entreprise japonaise pendant un an, expérience remarquablement relatée dans son livre "stupeur et tremblements" qui a reçu le Grand Prix de l'Académie Française en 1999 et qui fut porté à l'écran en 2003. C'est cette expérience, parfois très pénible, qui lui fera comprendre enfin la véritable mentalité des Japonais, tellement hermétique aux Occidentaux que nous sommes.
    Voilà donc comment elle décrit la condition de la femme japonaise avec beaucoup de lucidité et ... d'humour (sans oublier tout de même une certaine férocité !) :
     
     
    " ... Non que la Nippone soit une victime, loin de là. Parmi les femmes de la planète, elle n'est vraiment pas la plus mal lotie. Son pouvoir et considérable; je suis bien placée pour le savoir.
    Non : s'il faut admirer la Japonaise - et il le faut - c'est parce qu'elle ne se suicide pas. On conspire contre son idéal depuis sa plus tendre enfance. On lui coule du plâtre à l'intérieur du cerveau : "Si, à vingt-cinq ans tu n'es pas mariée, tu auras de bonnes raisons d'avoir honte", "si tu ris, tu ne seras pas distinguée", "si ton visage exprime un sentiment, tu es vulgaire", "si tu mentionnes l'existence d'un poil sur ton corps, tu es immonde", "si un garçon t'embrasse sur la joue en public, tu es une putain", "si tu manges avec plaisir, tu es une truie", "si tu éprouves du plaisir à dormir, tu es une vache", etc. Ces préceptes seraient anecdotiques s'ils ne s'en prenaient pas à l'esprit.
     
    Car, en fin de compte, ce qui est assené à la Nippone à travers ces dogmes incongrus, c'est qu'il ne faut rien espérer de beau. N'espère pas jouir, car ton désir t'anéantirait. N'espère pas être amoureuse, car tu n'en vaux pas la peine : ceux qui t'aimeraient t'aimeraient pour tes mirages, jamais pour ta vérité. N'espère pas que la vie t'apporte quoi que ce soit, car, chaque année qui passera t'enlèvera quelque chose. N'espère pas même une chose aussi simple que le calme, car tu n'as aucune raison d'être tranquille.
     
    Espère travailler. Il y a peu de chances, vu ton sexe, que tu t'élèves beaucoup, mais espère servir ton entreprise. Travailler te fera gagner de l'argent dont tu ne retireras aucune joie mais dont tu pourras éventuellement te prévaloir, par exemple en cas de mariage - car tu ne seras pas assez sotte pour supposer que l'on puisse vouloir de toi pour ta valeur intrinsèque.
     
    A part cela, tu peux espérer vivre vieille, ce qui n'a pourtant aucun intérêt, et ne pas connaître le déshonneur, ce qui est une fin en soi. Là s'arrête la liste de tes espoirs licites.
     
    Ici commence l'interminable théorie de tes devoirs stériles. Tu devras être irréprochable pour cette seule raison que c'est la moindre des choses. Etre irréprochable ne te rapportera rien d'autre que d'être irréprochable, ce qui n'est ni une fierté ni encore moins une volupté.
     
    Je ne pourrai jamais énumérer tous tes devoirs, car il n'y a pas une minute de ta vie qui ne soit régentée par l'un d'entre eux. Par exemple, même quand tu seras isolée aux toilettes pour l'humble besoin de soulager ta vessie, tu auras l'obligation de veiller à ce que personne ne puisse entendre la chansonnette de ton ruisseau : tu devras donc tirer la chasse sans trêve.
     
    Je cite ce cas pour que tu comprennes ceci : si même des domaines aussi intimes et insignifiants de ton existence sont soumis à un commandement, songe, a fortiori, à l'ampleur des contraintes qui pèseront sur les moments essentiels de ta vie.
     
    Tu as faim ? Mange à peine car tu dois rester mince, non pas pour le plaisir de voir les gens se retourner sur ta silhouette dans la rue - ils ne le feront pas -, mais parce qu'il est honteux d'avoir des rondeurs.
     
    Tu as pour devoir d'être belle. Si tu y parviens, ta beauté ne te vaudra aucune volupté. Les uniques compliments que tu recevrais émaneraient d'Occidentaux et nous savons combien ils sont dénués de bon goût. Si tu admires ta propre joliesse dans le miroir, que ce soit dans la peur et non dans le plaisir : car ta beauté ne t'apportera rien d'autre que la terreur de la perdre. Si tu n'es pas une belle fille, tu seras moins que rien.
     
    Tu as pour devoir de te marier, de préférence avant tes vingt-cinq ans qui seront ta date de préemption. Ton mari ne te donnera pas d'amour, sauf si c'est un demeuré, et il n'y a pas de bonheur à être aimée d'un demeuré. De toutes façons, qu'il t'aime ou non, tu ne le verras pas. A deux heures du matin, un homme épuisé et souvent ivre te rejoindra pour s'effondrer sur le lit conjugal qu'il quittera à six heures sans t'avoir dit un mot.
     
    Tu as pour devoir d'avoir des enfants que tu traiteras comme des divinités jusqu'à leurs trois ans, âge où, d'un coup sec, tu les expulseras du paradis pour les inscrire au service militaire, qui durera de trois à dix-huit ans puis de vingt-cinq ans à leur mort. Tu es obligée de mettre au monde des êtres qui seront d'autant plus malheureux que leurs trois premières années de vie leur auront inculqué la notion du bonheur.
     
    Tu trouves ça horrible ? Tu n'es pas la première à le penser. Tes semblables le pensent depuis 1960. Tu vois que cela n'a servi à rien. Nombre d'entre elles se sont révoltées et tu te révolteras peut-être pendant la seule période libre de ta vie, entre dix-huit et vingt-cinq ans. Mais, à vingt-cinq ans, tu t'apercevras soudain que tu n'es pas mariée et tu auras honte. Tu quitteras ta tenue excentrique pour un tailleur propret, des  collants blancs,et des escarpins grotesques, tu soumettras ta splendide chevelure lisse à  un brushing désolant et tu seras soulagée si quelqu'un - mari ou employeur - veut de toi.
     
    Pour le cas très improbable où tu ferais un mariage d'amour, tu serais encore plus malheureuse, car tu verrais ton mari souffrir. Mieux vaut que tu ne l'aimes pas : cela te permettra d'être indifférente au naufrage de ses idéaux, car ton mari en a encore, lui. Par exemple, on lui a laissé espérer qu'il serait aimé d'une femme. Il verra vite, pourtant, que tu ne l'aimes pas. Comment pourrais-tu aimer quelqu'un avec le plâtre qui t'immobilise le coeur ? On t'a imposé trop de calculs pour que tu puisses aimer. Si tu aimes quelqu'un, c'est qu'on t'a mal éduquée. Les premiers jours de tes noces, tu simuleras toutes sortes de choses. Il faut reconnaître qu'aucune femme ne simule avec ton talent.
     
    Ton devoir est de te sacrifier pour autrui. Cependant, n'imagine pas que ton sacrifice rendra heureux ceux auxquels tu le dédieras. Cela leur permettra de ne pas rougir de toi. Tu n'as aucune chance ni d'être heureuse ni de rendre heureux.
     
    Et si, par extraordinaire, ton destin échappait à l'une de ces prescriptions, n'en déduis surtout pas que tu as triomphé : déduis-en que tu te trompes. D'ailleurs, tu t'en rendras compte très vite, car l'illusion de ta victoire ne peut être que provisoire.  Et ne jouis pas de l'instant : laisse cette erreur de calcul aux Occidentaux. L'instant n'est rien, ta vie n'est rien. Aucune durée ne compte qui soit inférieure à dix mille ans.
     
    Si ça peut te consoler, personne ne te considère comme moins intelligente que l'homme. Tu es brillante, cela saute aux yeux de tous, y compris de ceux qui te traitent si bassement. Pourtant, à y réfléchir, trouves-tu cela si consolant ? Au moins, si l'on te pensait inférieure, ton enfer serait explicable et tu pourrais en sortir en démontrant, conformément aux préceptes de la logique, l'excellence de ton cerveau. Or, on te sais égale, voire supérieure : ta géhenne est donc absurde, ce qui signifie qu'il n'y a pas d'itinéraire pour la quitter.
     
    Si : il y en a un. Un seul mais auquel tu as pleinement droit, sauf si tu as commis la sottise de te convertir au christianisme : tu as le droit de te suicider. Au Japon, nous savons que c'est un acte de grand honneur. N'imagine surtout pas que l'au-delà est l'un de ces paradis joviaux décrits par les sympathiques Occidentaux. De l'autre côté, il n'y a rien de si formidable. En compensation, pense à ce qui en vaut la peine : ta réputation posthume. Si tu te suicides, elle sera éclatante et fera la fierté de tes proches. Tu auras une place de choix dans le caveau familial : c'est là le plus haut espoir qu'un humain puisse nourrir.
     
    Certes, tu peux ne pas te suicider. Mais alors, tôt ou tard, tu ne tiendras plus et tu verseras dans un déshonneur quelconque : tu prendras un amant, ou tu t'adonneras à la goinfrerie ou tu deviendras paresseuse - va-t'en savoir. Nous avons observé que les humains en général, et les femmes en particulier, ont du mal à vivre longtemps sans sombrer dans l'un de ces travers liés au plaisir charnel. Si nous nous méfions de ce dernier, ce n'est pas par puritanisme : loin de nous cette obsession américaine.
     
    En vérité, il vaut mieux éviter la volupté parce qu'elle fait transpirer. Il n'y a pas plus honteux que la sueur. Si tu manges à grandes bouchées ton bol de nouilles brûlantes, si tu te livres à la rage du sexe, si tu passes ton hiver à somnoler auprès du poêle, tu sueras. Et plus personne ne doutera de ta vulgarité.
     
    Entre le suicide et la transpiration, n'hésite pas. Verser son sang est aussi admirable que verser sa sueur est innommable. Si tu te donnes la mort, tu ne transpireras plus jamais et ton angoisse sera finie pour l'éternité."
     
    Amélie NOTHOMB (extraits de "Stupeur et tremblements"
     
    N.B. Il faut noter que le Japon est l'un des pays industrialisés où il y a le plus de suicides.
    Cela fait sept années consécutives que le nombre des suicidés dépasse les 30.000 personnes, le maximum ayant été atteint en 2003 avec plus de 32.000 suicides.
     
    La tranche de population la plus touchée par le suicide au Japon est celle des hommes surmenés par leur travail. Surtout chez les salariés et, récemment, aussi chez les ingénieurs, de plus en plus stressés à cause de la concurrence internationale.
     
    Car c'est ça aussi le Japon !

    voyage au JAPON en septembre 2006 (dixième partie)

    voyage au Japon (dixième partie) dernier jour à KYOTO

    Lundi 18 septembre, dernier jour à KYOTO.
     
    Pas de temps à perdre car il nous reste beaucoup de choses à voir.
    Incontournable : le palais impérial. Seulement, il n'ouvre qu'à 10 heures. Or nous sommes déjà prêts à partir à 6 heures 30. Nous allons donc d'abord visiter le marché NISHIKI.
     
    Cet immense marché s'étale tout au long d'une rue couverte et traverse plusieurs pâtés de maisons. Dans les rues transversales, de nombreux commerces, mais, eux aussi, fermés à cette heure matinale.
    A notre arrivée, le marché commence seulement à s'animer, mais le temps que nous en fassions le tour, nous pourrons voir toutes les boutiques ouvertes. On y trouve de tout, mais surtout de la nourriture : fruits, légumes, poissons, épices, plats cuisinés. On peut aussi voir travailler un artisan coutelier et la préparation des sushis.
     
    Au bout de la rue, on débouche sur un charmant petit temple, surtout fréquenté par des gens qui viennent là pour connaître leur avenir. Pour quelques pièces, un robot va chercher un petit morceau de papier qui, comme nos horoscopes occidentaux, vous dira tout sur votre avenir.
     
    Nous quitterons ce marché vers les 10 heures pour aller au palais impérial, mais ce sera ... dans le prochain épisode.
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    August 23

    A propos du temple "Ryoan ji" de KYOTO

    7 novembre

    A propos du temple "Ryoan ji" de KYOTO

    A propos du temple "Ryoan ji" de KYOTO, je dois faire amende honorable car je m'aperçois que, dans le billet précédent, j'ai été très injuste à son égard et je vous prie de m'en excuser.
     
    Certes, chacun a droit d'exprimer son sentiment face à quelque chose, en l'occurence, un temple japonais, et c'est vrai qu'on ne peut arriver à penser comme un  Japonais en l'espace d'une petite semaine. C'est donc par référence à ma propre civilisation judéo-chrétienne que j'ai réagi et j'en suis maintenant consterné. Aussi, est-ce avec stupeur et tremblements (cf. Amélie NOTHON) que je me tourne vers l'Empereur AKIHITO pour le prier d'accepter mes très humbles excuses.
     
    Lorsque je pars visiter un pays encore inconnu, je ne regarde jamais de guide; au cours du voyage, je ne prends jamais de notes et, lorsque je rédige un billet (le plus souvent la nuit), c'est sans faire de brouillon. J'écris ce que je pense comme cela revient à ma mémoire et, dans le cas du "Ryoan ji" je vous ai fait part, sans ménagements, de mon impression première sans rechercher au moins pourquoi ce temple est tellement prisé par les Japonais qui y viennent en masse pour méditer.
     
    J'avais bien une documentation sur ce temple, mais qui ne m'a rien apporté car entièrement rédigée en japonais.
     
    Alors, une fois de plus, je me sui tourné vers ce cher "Google" pour essayer d'en savoir plus et je vous livre le résultat de mes investigations à ce sujet :
     
     
    "Situé au nord-ouest de KYOTO, le monastère Ryoan ji fut fondé en 1450. Sa particularité est de posséder l'un des plus fameux jardins de pierres de l'archipel nippon.
    Jardin sec "Karesansui" dans un autre jardin, exemple d'organisation méthodique dans un monde chaotique, lieu d'interrogation sur l'homme et sur son rapport avec le monde réel, le Ryoan ji est, en bien des points, une métaphore du monde virtuel.
     
    Composé de quinze pierres (qu'il est impossible de voir simultanément) disposées sur un terrain rectangulaire plat et sablé de 200 mètres carrés environ, ce jardin aride et austère se pose comme une énigme dans notre monde de certitudes technologiques.
     
    Au XVIème siècle cependant le jardin était réputé pour son cerisier pleureur plus que pour son jardin de pierres. La mort du cerisier mit en valeur l'harmonie des massifs de pierres et dégagea son immuabilité. L'énigme était née.
     
    Comment déchiffrer cette abstraction minérale ?
    Le déchiffrage, comme l'écriture sino-japonaise, se fait probablement de la droite vers la gauche. Les trois groupes du fond comptent un total de sept pierres. Le sept symbolisant la totalité de l'espace et la totalité du temps, les nombres yang atteignent leur perfection à ce chiffre.
     
    Le sept conduit au cinq, milieu des neuf premiers nombres, groupe le plus important d'où une ligne part en sens opposé vers la droite et se termine par les trois dernières pierres.
     
    Le jardin, par conséquent, est régi par une ordonnance plastique et numérique, jardin yang puisque privilégiant l'impair (5+2=7; 3+2=5; 3) par contraste ave le pair, yin.
    Le groupe de cinq pierres est celui que l'on voit d'abord : le cinq est symbole du centre et de l'axe de la terre. La ligne rythmique se développe ainsi : 5-2-3-2-3.
     
    Certes, l'exégèse est difficile (c'est tout à fait mon avis !), voire tout à fait énigmatique ... On pourrait aussi penser que le sable représente l'eau, les pierres des îles; îles d'une beauté surnaturelle qui confèrent à leurs habitants, fées ou ermites, immortalité et jeunesse éternelle.
     
    On pourrait, plaisanterie zen, imaginer une éructation gigantesque de pierres du maître chinois Linji (XVème siècle).
     
    Les interprétations concernant la disposition des pierres sont innombrables et chacun, au cours des siècles, a tenté de donner une explication.
    Raisonnablement, on verra le jardin comme une forme d'art, un tableau abstrait ou, pourquoi pas, comme une farce des moines zen destinée à faire réfléchir leurs élèves.
     
    A l'homme d'interpréter, à l'homme de se trouver dans l'énigme du Ryoan ji comme l'exprime si poétiquement Basho (1644 - 1694) :
     
    "Je ne suis que blocs de pierre sur grain de sable. Je ne suis que pesanteur et silence, inertie et densité. Nul ne saura jamais mon secret ni même si j'en détiens un. Seul peut me pénétrer le cri strident de la cigale qui vrille le coeur de l'été. Contente-toi de goûter la beauté brute de ma chair opaque; regarde-moi sans mot dire et ne me demande rien; tais-toi et tente, à travers mon corps hermétique, de te trouver toi-même."
     
    C'est certainement très beau, mais, ignare comme je suis, j'avoue ne pas avoir tout compris ! Mais combien d'années me faudrait-il pour en arriver à une telle sérénité ? Je pense sincèrement qu'il faut être Japonais pour y parvenir.
     
    Je vous propose toutefois, une autre citation, plus simple, mais certainement plus accessible à nos pauvres cervelles occidentales :
     
    "C'est seulement quand vous atteignez l'Eveil spirituel grâce à la méditation profonde du zen que vous pouvez voir avec votre esprit la dernière pierre, invisible pour l'oeil."
     
    Vous aurez tous compris que, pour ma part, je n'ai pas vu cette dernière pierre, mais, maintenant que j'ai appris tout ça, je regrette de n'avoir vu, dans ces pierres, que de banales "crottes de chien" !
     
    Que le pardon  qu'on voudra bien m'accorder soit à la hauteur de mon indignité !

    voyage au JAPON en septembre 2006 (neuvième partie)

    voyage au Japon (neuvième partie) KYOTO

    Après avoir visité les temples "Daigo ji" et "Daitoku ji", plus connu sous le nom de "Pavillon d'or", nous sommes allés voir un troisième temple situé à proximité :le "Ryoan ji".
     
    Ce temple est considéré comme le chef-d'oeuvre de Soami (1472 - 1523) et c'est en fait un jardin de sable et de pierres composé d'une quinzaine de rochers savamment disposés pour que le paysage soit entièrement différent dès qu'on change un tant soit peu de place. Le "Kare sansui" (jardin sec) du Ryoan ji est considéré à juste titre comme le jardin zen le plus parfait jamais conçu.
     
    Composé de quinze rochers divisés en cinq groupes, le "Ryoan ji" (temple du dragon pacifique) est un paysage qui change au fur et à mesure que vous avancez. Il est d'ailleurs impossible, quel que soit le point de vue d'embrasser plus de quatorze rochers à la fois. Conçu pour la méditation le "Ryoan ji" souffre, il faut bien le reconnaître, d'une commercialisation excessive. Aussi faut-il absolument le visiter en semaine et, de plus, un jour non férié afin d'éviter les cohortes de Japonais candidats à la "méditation de groupe".
     
    Ce temple est l'un des hauts lieux du bouddhisme zen japonais et il serait dommage de ne pas y passer. Toutefois, en bon occidental peu enclin à la méditation béate devant des allées de sable savamment ratissées et des rochers qui, pour moi, évoqueraien plutôt des crottes de chien, ce n'est pas le monument que j'aurai préféré au cours de ce voyage surtout juste après avoir vu le Pavillon d'or; évidemment plus conforme à l'idée que nous nous faisons, nous, d'un beau temple environné de parcs , de lacs et de jardins. J'espère toutefois qu'aucun Japonais n'aura l'occasion de lire ce texte car il serait sans doute profondément choqué et, sans nul doute, je passerais à ses yeux (bridés) pour un ignoble barbare !
     
    Mais il faut honnêtement reconnaître que, quel que soit notre désir de bien connaître un pays et ses coutumes, on ne peut pas adhérer à tout et chacun a toujours le choix d'apprécier ou non ce qu'il voit pourvu qu'il reste respectueux des croyances des autres et demeure parfaitement courtois vis-à-vis de ceux qui trouvent cet endroit idéal pour pratiquer la méditation qui est le fond même de leurs croyances.
     
    Après une matinée bien chargée et un repas rapide, nous rentrerons nous reposer un peu à l'hôtel situé, je le rappelle juste devant la gare.
     
    A propos de cette gare, là encore, on est libre de la trouver géniale ou atroce car elle n'est pas banale et a priori sans aucun rapport avec la culture japonaise.
    Inaugurée en 1997, cette monumentale gare de KYOTO est, même pour les Japonais, très contreversée. Son architecture provocante et démesurée, signée Hiroshi Hara, attire pourtant plus de visiteurs que les temples et jardins de la ville !
    Il est vrai qu'elle se démarque totalement de l'image traditionnelle de KYOTO, jouant à fond la carte contemporaine.
    Si on veut bien accepter ce parti pris, on appréciera à sa juste valeur cette bâtisse qui ne manque tout de même pas d'élégance et qui abrite une véritable ville dans la ville. On pourra constater, même si, parfois, l'effet peut paraître quelque peu cahotique, que chaque détail de la décoration est incroyablement soigné à l'image des piliers extérieurs, entièrement recouverts de damiers de marbres venus du monde entier.
     
    Evidemment, comme dans toutes les gares des grandes villes japonaises, on peut tout y trouver : nombreux commerces, supermarchés, restaurants, traiteurs, mais vous vous perdrez facilement dans un véritable labyrinthe d'allées parallèles et de niveaux différents ce qui vous oblige à monter un étage et à redescendre de l'autre côté pour rejoindre une autre allée.
    Evidemment, comme tous les bâtiments japonais, on peut noter l'extraordinaire propreté de cette gare avec son sol brillant sans une tache et sans un papier qui traîne. Nous sommes là à des années-lumière de nos bonnes vieilles gares françaises !
     
    Après nous être un peu reposés car nous avons beaucoup marché depuis le matin, nous nous rendrons dans le quartier de GION en centre ville.
     
    GION est le quartier des geishas. Seulement, mal renseignés, nous arriverons trop tard et au mauvais endroit et la seule geisha que nous pourrons apercevoir arrivera en taxi devant la maison de thé et se précipitera très rapidement à l'intérieur.
     
    En fait, c'est par un reportage de la télé française passé quelques jours avant notre départ, mais que nous n'avions pas encore regardé, que nous apprendrons où se trouvent les établissements qui forment ces geishas et à quelle heure elles sortent en groupe. Ca fait évidemment partie des aléas qu'on peut rencontrer lorsqu'on voyage seuls dans un pays totalement inconnu et que, en plus, on manque de temps, mais il faut le prendre avec bonne humeur. De toutes façons, des geishas superbes, nous avions l'occasion inespérée d'en voir le matin dans le parc du Pavillon d'or et nous en verrons encore dans un quartier plus populaire la veille de notre départ.
     
    A GION, on fait du lêche-vitrines devant l'alignement de boutiques traditionnelles, de pâtisseries, de salons de thé et de restaurants. Nous en profiterons d'ailleurs pour dîner dans un restaurant réputé pour ses fondues de boeuf, absolument délicieuses et nous n'en laisserons rien. On pourra noter, en photo n° 055, l'élégance de la carte qui tranche avec les tristes menus pour étrangers que nous avons l'habitude de voir dans les restos français, mais les Japonais ont un sens esthétique très poussé et, d'une simple carte dans un petit restaurant, ils sauront faire une véritable oeuvre d'art.
     
    C'est assez tard que nous rentrerons à l'hôtel ce soir-là après une journée bien remplie.
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    August 16

    voyage au JAPON en 2006 (huitième partie)

    En vous rappelant qu'il s'agit ici d'un espace annexe où sont stockés d'anciens blogs déjà parus sur le site principal reisenderinderwelt.spaces.live.com.
     
    2 novembre

    voyage au Japon (huitième partie) le Pavillon d'or à KYOTO

    Je n'attends pas plus pour vous présenter le huitième album, entièrement consacré au temple "Kinkaku ji" à KYOTO car je pense que c'est de loin le plus beau.
     
    En quittant le "Daitako ji" (voir précédent album), nous aurions pu aller à pied à travers de magnifiques jardins jusqu'au temple suivant, le "Kinkaku ji", mais le chemin est très long (1.500 m) et nous manquions de temps. Donc, c'est en autobus que nous allons rejoindre ce temple, plus connu sous le nom de "Pavillon d'or."
     
    Avec son toit doré à l'or fin, c'est probablement le monument le plus célèbre du Japon.
    Edifié en 1394, il fut d'abord la résidence du shogun Yoshimitsu Ashikaga (1358 - 1408) avant de devenir un temple bouddhique, appelé alors "Rokuon ji".
     
    Le Pavillon d'or avait, par miracle, échappé aux incendies lorsque, un soir de juillet 1950, un jeune moine décida d'y mettre le feu. Le bâtiment qu'on peut admirer aujourd'hui, bien qu'en tous points identique à l'original, date en fait de 1955.
    Dans les superbes  jardins qui l'entourent, se trouve une ravissante maison de thé construite au XVIIème siècle par l'empereur Gomisuno-o.
     
    Ce magnifique temple, de plus, est en parfaite harmonie avec la nature environnante (lac, jardins, parcs) avec laquelle il se confond parfois, ce qui est tout à fait conforme à la philosophie japonaise pour qui la méditation devant la nature est primordiale.
     
    Ce jour-là, heureusement, le temps était  très beau avec, à cette heure encore matinale, une lumière idéale pour prendre des photos. Une petite anecdote toutefois : En arrivant près de l'entrée du site, j'ai aperçu, comme c'est souvent le cas au Japon, une pancarte indiquant qu'il était interdit de photographier. Imense déception !
    Mais, quelques dizaines de mètres plus tard, juste à l'entrée du site, je me suis retrouvé au milieu d'une bonne centaine de Japonais qui, tous, avaient un appareil photo à la main et n'hésitaient pas à s'en servir. Donc, plus de peur que de mal et j'ai pu prendre (ainsi que ma femme qui est à l'origine d'une bonne partie de ces photos) toutes celles que j'ai voulues.
     
    Nous nous sommes longtemps promenés dans le parc et autour du lac, les vues sur le pavillon étant plus magnifiques les unes que les autres et nous aurons pu le photographier sous tous les angles sans être trop dérangés - encore faut-il être extrêmement patient ! - par les Japonais qui se font tous photographier devant le temple et, bien sûr, aux meilleurs endroits.
     
    En sortant, nous avons eu la surprise, car ce n'était ni l'endroit ni l'heure, de voir un groupe de geishas, à l'évidence, venu à la demande d'un photographe professionnel et nous en avons profité car, grâce au matériel utilisé par celui-ci (notamment des miroirs pour refléter la lumière sur les visages même à contre-jour) il nous a été possible de prendre des photos dans les meilleures conditions imaginables.
     
    Ce jour de chance nous a fait complètement oublier les précédents, souvent décevants du fait d'un temps dans l'ensemble très médiocre quand il n'était pas franchement exécrable et il aura pour beaucoup participé à nous laisser un excellent souvenir d'un voyage qui n'a pas été fait à la meilleure saison (mais qui, pour cette raison-même, était d'un prix abordable).
     
    Je pense qu'il n'est pas utile d'ajouter d'autres commentaires car, là, il s'agit tout simplement, du moins je le pense, de magnifiques images qu'on se contente de regarder sans trop se poser de questions.
     
    Un regret toutefois : Il y a à KYOTO, un temple jumeau, appelé le Pavillon d'argent, mais situé à l'opposé par rapport à la ville et il nous aura manqué une journée pour pouvoir aller le voir. Mais il ne servirait à rien de se lamenter et nous nous contentons bien volontiers de ce que nous avons pu voir en si peu de temps car ce voyage, normalement prévu pour 10 jours/8 nuits, aura été beaucoup plus bref compte tenu du temps passé dans les transports (avion entre PARIS et TOKYO, voiture entre l'aéroport et la ville, train entre TOKYO et KYOTO, train à nouveau entre KYOTO et OSAKA, enfin avion entre OSAKA et PARIS) et, finalement, nous n'aurons eu que six véritables journées pour visiter TOKYO et KYOTO.
     
    A ce moment, vous allez sans doute penser que ce voyage a pris fin avec le Pavillon d'or. Pas du tout et je peux déjà vous annoncer qu'après celui-ci, il y aura encore ... quatre albums. Etant donné que nous partions tous les matins vers 6 heures 30 pour ne rentrer qu'à la nuit vers 18 heures et que, souvent, nous sommes ressortis après dîner ou, justement, pour aller dîner en ville, j'ai calculé que, pendant ce bref voyage, nous avions bien dû faire dans les 70 km à pied.
    Nous prendrons bien sûr, et souvent, les transports en public : métro et bus, mais nous résisterons toujours à la solution facile qui consiste à appeler un taxi et à lui montrer sur un plan où nous voulons aller.
     
    Le prochain album commencera donc par la visite d'un troisième temple situé pas loin du Pavillon d'or et très caractéristique de l'esprit japonais, le Ryokan ji, particulièrement conçu pour la méditation.
    August 08

    voyage au JAPON en 2006 (septième partie) KYOTO

    1 novembre

    voyage au Japon (septième partie) KYOTO

    Comme promis, je viens de vous mettre enfin le septième album sur notre voyage au Japon en septembre dernier.
    Non sans mal d'ailleurs car j'étais prêt à  0 h 01 ayant normalement récupéré mon droit à afficher 500 photos au cours du mois de novembre. Seulement les premières tentatives furent vaines !
    windows.live.com serait-il en congé le 1er novembre ? Non. Tout simplement, ils sont restés à l'heure d'été et le mois de novembre n'a commencé pour eux qu'à ... 1 heure. Heureusement que j'avais eu la patience d'attendre !
     
    Pas grand chose de nouveau par rapport au dernier billet qui traitait déjà des deux temples jumeaux "Higashi Hongan Ji" et "Nishi Hongan Ji" séparés par l'avenue Shichijo dori et dont je n'avais pas pu mettre alors la totalité des photos pour avoir atteint déjà mon quota disponible pour le mois.
     
    Pas grand chose donc à vous dire de plus que ce que vous aurez pu lire dans le précédent billet sur le Japon sinon que le temple jumeau "Nishi Hongan Ji" est, comme son frère, en réfection et que le grand temple est actuellement caché sous un gigantesque coffrage. Mais il restait quand même beaucoup de bâtiments annexes à visiter.
     
    L'intérêt de cette demi-journée se portait surtout sur le Shichijo dori, l'une des principales avenues de KYOTO, mais dont il apparaît tout de suite qu'il s'agit encore d'un quartier ancien (en vous rappelant que KYOTO avait été épargné des bombardements atomiques grâce à l'intervention du Français Serge ELISSEEFF. Ce fut donc NAGASAKI qui remplaça KYOTO et qui fut presque entièrement démolie par la deuxième bombe atomique lancée par les Américains. Je pense que les habitants de cette ville ne doivent pas porter M. ELISSEEFF dans leur coeur car, à l'origine, ils ne figuraient pas sur la liste des villes japonaises susceptibles d'être bombardées.)
     
    Toujours est-il que KYOTO se démarque nettement aujourd'hui des autres grandes villes japonaises par le caractère encore authentique de son architecture; petits bâtiments bas, souvent avec un seul étage, habitations, mais aussi commerces, maisons de thé et restaurants, tout ceci ayant conservé un petit air très provincial, rafraîchissant après les buildings dénués de tout caractère oriental qui constituent l'essentiel de la ville de TOKYO.
     
    Ces deux temples, il est vrai, ne figurent pas parmi les plus intéressants du Japon, mais ils méritaient quand même qu'on y jette un coup d'oeil.
     
    Le lendemain matin, surprise : Il fait beau ! Un miracle car, dans la matinée, nous aurons à voir une série de trois temples de première grandeur, d'abord  le "Daitokuji" surtout intéressant pour son jardin typiquement zen. Evidemment, toujours levés très tôt, nous arriverons en avance sur le site et devrons attendre qu'il soit 9 heures avant de pouvoir jeter un coup d'oeil sur les temples. Nous profiterons de ce délai pour admirer les jardins japonais très réputés car ils ne ressemblent à aucun autre au monde.
     
    Mais préparez-vous pour le prochain album, entièrement consacré au temple "Kinkaku Ji" plus connu sous le nom de "pavillon d'or" car il est entièrement recouvert de feuilles d'or. Il a son équivalent, le Pavillon d'argent, mais tout à fait de l'autre côté de la ville et nous n'aurons pas le temps d'aller le voir. En fait, en partie à cause du mauvais temps, mais aussi à cause du temps perdu à chercher son chemin dans des villes inconnues et sans indications lisibles, nous nous sommes aperçus qu'il nous avait manqué une journée à TOKYO et une à KYOTO pour voir tout ce que nous avions prévu.
     
    Mais, tout compte fait, je trouve qu'en sept jours et par nos propres moyens (en fait, théoriquement : cinq jours à TOKYO et trois à KYOTO, mais amputés de deux matinées pour le trajet entre l'aéroport à l'arrivée dans la capitale et pour le trajet en train entre TOKYO et KYOTO), donc, en seulement sept jours, je pense que le bilan reste très positif et que ce type de voyage, sans passer par un tour operator, reste une excellente solution, mais après vous avoir présent la totalité des albums, je vous donnerai quelques tuyaux utiles pour faire de tels voyages, beaucoup moins chers que par les agences et accessibles à tous quelque soient les obstacles de la langue et d'un pays totalement inconnu pourvu que vous soyez quand même un peu débrouillards et que vous sachiez vous adapter à la façon de vivre des habitants du pays.
     
    Je vous promets de mettre maintenant très rapidement le prochain album qui constitue sans aucun doute la partie la plus intéressante de ce voyage.
     
    Amitiés à tous.
    jacques
    June 05

    VOYAGE AU JAPON EN SEPTEMBRE 2006 (sixième partie)

    004 le shinkansen en gare de TOKYO008 la vendeuse de boissons018 Higashi Hongan Ji - autel020 Higashi Hongan Ji040 Higashi Hongan Ji051 petite fille055 jardin japonaisVoyage au Japon (sixième partie) KYOTO

    16 septembre, arrivée à KYOTO
     
    Pour aller à KYOTO, nous allons prendre le Shinkanzen, le TGV japonais dont les Français, bien sûr, disent qu'il ne serait qu'une pâle copie de notre TGV national et qui, peut-être va un peu moins vite, mais qui, sans aucun doute, est plus confortable.
    Comme le TGV, le Shinkansen possède deux motrices, l'une à l'avant, l'autre à l'arrière et, arrivé en gare de TOKYO, il n'a pas besoin de se retourner pour partir dans l'autre sens. Banal, penserez-vous ? Certes, mais, une fois le train arrêté, nous aurons la surprise de voir tous les sièges pivoter en même temps pour se retrouver tous dans le nouveau sens de la marche, ce que les Français ne savent toujours pas faire avec, dans tous nos trains, des usagers qui doivent voyager à contre-sens.
     
    En fait, nous ne mettrons que deux heures pour parcourir les 500 kilomètres séparant les deux villes. Le temps est variable, sans plus, mais au moins il ne pleut pas. Sur les 500 km du trajet, nous verrons les villes succéder aux villages pratiquement sans interruption sauf, lorsque le train passera par des tunnels et ils sont nombreux dans cette région assez montagneuse. Dans l'album photo consacré à cette journée, vous pourrez voir, en numéro 2, un dessin de CABU qui a parfaitement analysé tous les paramètres : Japonais dormant pour la plupart, des maisons, toujours des maisons avec, parfois : ... un temple ! Souvent perdu au milieu d'immeubles modernes ce qui est généralement le cas au Japon. Mais aussi un personnel impeccable avec une contrôleuse qui, arrivée à l'extrémité du wagon après avoir vérifié les billets, se plie en deux pour vous saluer. Si, en France, il prenait à l'idée d'un contrôleur d'agir ainsi, tout le monde hurlerait de rire dans le train !
     
    Nous passerons l'après-midi à visiter deux sites : "le Higashi Hongan Ji" et son presque jumeau, " le Nishi Hongan Ji". Il est probable que ces deux sites n'en faisaient qu'un autrefois. Malheureusement pour nous, dans chacun des deux site, le temple principal sera en réfection et couvert de bâches. Mais, sur chaque site, il y a en fait de nombreux temples et jardins.
     
    Le Higashi Hongan Ji est le siège de la branche "Shin shu" (la vraie terre pure) de la secte bouddhiste "Jodo". La salle du fondateur (le prêtre Shinran) est abritée sous le plus grand toit en bois du monde, un toit que, hélas, nous ne pourrons pas voir de même que nous ne verrons pas plus le "Kondo", la salle principale qui contient une corde faite de cheveux de femmes tressés. Mais nous pourrons tout à  loisir visiter le reste du site, immense, avec de très nombreux bâtiments, assez sombres dans l'ensemble.
     
    Son frère jumeau, le Nishi Hongan ji est un temple magnifiquement conservé (mais, pour le bâtiment principal, lui aussi en réfection !) appartenant, lui aussi à la secte Jodo. L'intérieur des appartements est décoré par des peintures de l'époque "Kano".
     
    Pour aller d'un temple à l'autre, il faut prendre l'avenue "Shichijo Dori". En fait, si les temples sont bien jumeaux, ils sont quand même séparés par un grand espace. Nous allons alors constater que KYOTO  est, par rapport à la capitale, une petite ville très provinciale avec encore, des maisons généralement très basses et anciennes qui nous changent agréablement des buildings modernes de TOKYO.
     
    Un quartier ancien, miraculeusement préservé des bombardements de la dernière guerre mondiale grâce à l'intervention d'un Français qui, averti de l'intention de l'Etat-Major américain de détruire cette ancienne capitale, supplia qu'on épargnât ce qu'il considérait comme étant l'âme même du Japon. Il s'agissait de l'Orientaliste Serge ELISSEEFF que j'ai eu la chance de fréquenter par la suite au cours de mon séjour en Syrie en 1963 et 1964. Par bonheur, il fut écouté et KYOTO, contrairement à la plupart des autres grandes villes japonaises, ne subit finalement aucun dommage et a donc conservé tout son caractère de ville traditionnelle.
     
    KYOTO peut être considérée comme le musée du Japon car près de 20 % des trésors nationaux sont conservés dans les temples et sanctuaires qui comptent, eux-mêmes, parmi les plus anciens du pays.
    Avec 1,5 million d'habitants, la ville n'est aujourd'hui que la sixième du Japon par son nombre d'habitants, mais son histoire plus que millénaire, en fait la vraie capitale spirituelle de l'archipel.
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    May 10

    cinquième partie d'un voyage au Japon en septembre 2006

    17 octobre

    voyage au Japon (cinquième partie) dernier jour à TOKYO

    DERNIER JOUR A TOKYO - temps variable, mais il ne pleut pas.
     
     
    Cette dernière journée à TOKYO sera celle des contrastes : la matinée au très moderne forum international et, l'après-midi : d'abord, dans le quartier de Shinagawa, des rues et des maisons modestes que les touristes n'ont pas l'habitude de voir et que nous aurons découvertes par hasard, depuis le métro lorsque, un jour de pluie (il y en eut tant !) nous avions fait la ligne JR (pour Japan Railways) en entier, celle ligne étant circulaire et faisant le tour complet de la ville.
     
    Dans ce quartier, nous découvrirons la rivière Megurogawa, presque entièrement souterraine car en dessous des rues, et, en grande partie, surmontée par la ligne de métro. Il semble qu'on ne puisse y accéder que depuis la rivière même. Là, stationnent à quai de petits bateaux, mais aussi des péniches ornées de lanternes dont, encore une fois, on ne saura s'il s'agit de restaurants ou de bordels à matelots, ce qui est le plus probable.
     
    Un peu plus loin, nous verrons de vieilles maisons, des petits temples et des cimetières traditionnels, complètement cernés par des immeubles modernes, ce qui les rend difficile à repérer de loin. Peut-être parce que ces bâtiments sont considérés comme sacrés, ils auront échappé aux destructions massives des vieux quartiers qu'on a pu constater de façon systématique en Chine.
     
    Il nous faudra marcher longtemps dans un dédale de rues dont on finit par ne plus savoir dans quelle direction elles vont avant de rejoindre enfin une station de métro.
     
    En fin d'après-midi, dans le métro, les Japonais, fatigués par une longue journée de travail (ils ignorent les 35 heures !), dorment pour la plupart mais, assez curieusement, se réveillent immédiatement dès qu'ils arrivent à l'endroit où ils se rendent.
     
    Ce que nous appelons des "poupées manga", ce sont ces jeunes filles modernes qui se font un look inspiré de leurs BD favorites qui commencent d'ailleurs à envahir le monde entier. Elles sont souvent un peu hautaines, mais parfois tout à fait gentilles et souriantes comme ces deux que nous avons rencontrées dans le métro, photographiées et qui, ensuite, très aimablement, nous ont servi de guides en nous accompagnant un bout de chemin, ce qui est quand même le signe d'un changement de mentalité chez les jeunes qui, toutefois, au Japon, ne tombent jamais dans une délinquance qui est, là-bas, totalement inconnue.
     
    A la tombée de la nuit, changement de décor encore une fois car nous allons dans le très chic quartier d'Ebisu Daikanyama.
    Jusqu'au début des années 1990, la brasserie Sapporo occupait ce quartier d'Ebisu. Un gigantesque projet d'urbanisation a été achevé en 1994. Le résultat est proprement hallucinant : une place, mi-centre commercial (type Rosny-2) mi-agora, délimitée sur trois côtés par des grands magasins, des restaurants et des hôtels de luxe et au bout de laquelle se détache ... un château français du XVIIème siècle ! Ou plutôt sa copie, le ministère français de la Culture ayant fait, de justesse, classer le château que les promoteurs du projet s'apprêtaient à démonter pierre par pierre.
    Ce bâtiment, pour le moins inattendu dans le paysage tokyoïte, abrite le restaurant TAILLEVENT-REBUCHON qui, sous l'égide du célèbre chef Joël REBUCHON, est devenu l'un des hauts-lieux de la gastronomie française de TOKYO. Nous aurons la chance de le visiter entièrement grâce au régisseur, seul Français de tout le personnel, ravi de rencontrer des compatriotes.
     
    Rentrés à l'hôtel, les valises prêtes pour le départ le lendemain matin pour KYOTO, nous avons profité de l'aqua stadium, propriété du Prince Hotel, où, en tant que clients de l'hôtel, nous pouvions aller gratuitement. Un très bel aquarium, certes banal, car on trouve un peu partout dans le monde, mais aussi de magnifiques attractions avec des lions de mer et des dauphins, de très grande qualité.
     
     
     
     
    April 27

    quatrième partie d'un voyage au JAPON en septembre 2006

    TOKYO, fin du quatrième jour et début du cinquième (temps variable)
     
    Le quatrième jour, après la visite du site d'ASAKUSA, nous sortons sur Asakusa dori et marchons jusqu'à la rivière Sumida qui arrose TOKYO et va se jeter dans la baie de Tokyo. Le long des quais, nous voyons des péniches ornées de lampions rouges, accessibles, semble-t-il, seulement par le fleuve et dont nous ignorons s'il s'agit de restaurants, de maisons de thé ou ... de bordels à matelots.
     
    Nous nous rendons ensuite au parce UENO, premier parc public édifié au Japon en 1890. La ville en fit cadeau à l'empereur Meiji et il fallut attendre 1924 pour que Hiro-Hito le restitue à la municipalité à l'occasion de son mariage.
    L'allée centrale est bordée de centaines de cerisiers qui, lorsqu'ils fleurissent au début du mois d'avril, attirent des millions de Japonais. Seulement, nous sommes en ... septembre !
     
    Dans le parc, nous pourrons toutefois visiter le Toshogu Ieysasu, seul édifice shintoïste à être classé trésor national. Edifié
    TOKYO, fin du quatrième jour et début du cinquième (temps variable)
     
    Le quatrième en 1651, il a miraculeusement résisté à toutes les calamités (guerres, tremblements de terre, bombardements) pourtant fatals à la plupart des monuments de TOKYO.
    Le  Toshogu est construit dans un style d'inspiration chinoise dont on ne trouve d'autre exemple qu'à NIKKO.
    Le parc comprend aussi un grand nombre de musées, mais, à ma grande honte - et ce fut un terrible handicap pour quelqu'un qui a, pendant des années, enseigné l'histoire de l'Art et été directeur de deux écoles des Beaux-Arts - j'ai horreur des musées. Donc, pas de musées.
    En revanche, nous irons voir l'étang Shinobazu dont la surface, en été, est entièrement recouverte de feuilles de nénuphars.
     
    A la sortie du parc, on peut voir une statue représentant un homme et un chien. Selon ce qui n'est peut-être qu'une légende, cet homme partait tous les matins prendre le train pour se rendre à son travail, accompagné jusqu'à la gare par son chien qui attendait patiemment son retour tous les soirs. Un jour, l'homme mourut brusquement d'une crise cardiaque dans le train et ne revint donc jamais chez lui. Le chien, lui, revint tous les jours attendre son maître à la gare et ceci jusqu'à sa mort. C'est en son honneur que fut édifiée cette statue. Légende ? Peut-être, mais comme disent les Italiens, Se non è vero, è bene trovato. Les Japonais, en tout cas, aiment beaucoup cette statue qu'ils trouvent très émouvante.
     
    Dans le parc, nous aurons la surprise de trouver un petit endroit réservé aux clochards de la ville, à vrai dire, peu nombreux et moins dégoûtants et agressifs que ceux que nous avons, nous, à la maison. Même clochardisés, les SDF de TOKYO demeurent très Japonais.
     
    L'après-midi, nous irons visiter un grand marché dans le quartier de GINZA. Eh oui, vous l'aurez remarqué, l'une des choses qu'on veut d'abord voir dans les pays visités, ce sont les marchés qui nous renseignent beaucoup sur la façon de vivre des habitants et sur ce qu'ils ont l'habitude de manger !
     
    A noter particulièrement dans les photos de ce marché, celle n° 039 dont nous allons découvrir plus tard, en la regardant sur l'ordinateur, qu'elle a une particularité assez amusante. Sur cette photo, un Japonais se cure conscieusement le nez avec le doigt et, juste à côté, ce que nous n'avions pas remarqué en prenant la photo, deux grande pancartes jaunes avec ce mot : "SALE !" qui veut tout simplement dire, en anglais : "SOLDES".
     
    Le soir, fatigués d'avoir quand même beaucoup marché depuis le matin 6 heures 30, nous resterons nous reposer à l'hôtel en regardant à la télé, les Judokas féminines françaises remportant haut la main le championnant du monde par équipes, après avoir battu le Japon par le score sans appel de ... 4 victoires à zéro ! Comme quoi, on a beau admirer le pays où on se trouve, quelque part, on demeure quand même un peu franchouillard sur les bords ! Mais cette soirée télé fut aussi pour nous une révélation car c'est alors que nous avons découvert à quel point le sumo était autrement passionnant que le judo dont les combats sont parfois mortellement ennuyeux.
     
    Le cinquième jour, le matin, nous allons visiter le forum international, gigantesque ensemble, extrêmement moderne, de cinq grands bâtiments comprenant  chacun 11 niveaux avec les sous-sols.
    Intéressant sans plus car des centres de ce type, on peut maintenant en voir partout dans le monde. Mais cela montre bien la mutation qui s'exerce actuellement au Japon qui se tourne délibérément vers la modernité et l'efficacité dans le domaine économique.
     
     

    troisième partie d'un voyage au JAPON en septembre 2006

    11 octobre

    Voyage au Japon (troisième partie) TOKYO - les temples

    QUATRIEME JOUR A TOKYO : Il pleut plus que jamais !
     
    Le troisième jour, il pleut toujours ! Et pourtant, nous ne pouvons plus différer; il va bien falloir aller voir les temples car nous n'avons plus que deux jours à passer à TOKYO.
     
    Le matin, très tôt, nous allons d'abord visiter le sanctuaire Meiji Jingu, construit en 1920 après la mort de l'empereur Meiji afin de le faire entrer au Panthéon des divinités shintoïstes. C'est aujourd'hui le plus célèbre sanctuaire (jinja) du Japon.
     
    Le jardin, le Meiji Jingu gyoen, est l'un des jardins les plus connus du Japon en raison de la renommée de son sanctuaire. En été (en principe, nous y étions bien en été !), selon le guide, il ne faut pas manquer d'aller admirer son étang ainsi que la centaine de variétés d'iris. Mais, de tout ça, nous ne verrons pas grand chose car il pleut vraiment très très fort !
     
    Nous sortons du métro juste devant l'entrée du jardin, courbés en deux sous nos parapluies et nous avons juste le temps de voir, sur la droite, une route avec quelques personnes; nous allons donc les suivre. Et même très longtemps ... jusqu'à ce que, deux ou trois kilomètres plus loin, nous nous retrouvions ... à la sortie du parc !
    Nous avons dû louper un épisode quelque part. Pourtant le guide fait état d'immenses portiques taillés dans un bois vieux de 700 ans et originaire de Taïwan. En nous retournant, nous verrons bien le portique, mais, le premier, celui qui était juste à  la sortie du métro, nous ne l'avons pas vu car il était caché par nos parapluies.
    Il nous faut donc repartir vers l'endroit d'où nous venons et c'est très fatigués que nous arriverons enfin devant le sanctuaire. Nous y sommes d'ailleurs seuls vu le temps. Bien sûr, nous n'aurons pas le courage d'aller ensuite à la recherche de l'étang et des iris. Complètement trempés, nous nous engoufrons à nouveau dans le métro, direction ASAKUSA.
     
    Nous entrons sur le site par la Kaminarimon, la porte du Tonnerre qui marque l'entrée du temple Senso Ji qu'on atteint à pied par une très longue galerie éclairée par des centaines de lanternes en papier. C'est la Nakamise dori. Elle est bordée, de chaque côté, par des boutiques de souvenirs, de peignes ou de kimonos. Mais, lorsque nous arrivons, les boutiques sont encore presque toutes fermées. C'est au retour que nous pourrons voir ces véritables "marchands du temple".
     
    Le Senso Ji est l'un des temples les plus connus de TOKYO, vraisemblablement fondé en 628. Mais le temple actuel, reconstruit après la guerre, ne remonte qu'à 1958.
    En fait, le site est une véritable ville avec de nombreux sanctuaires, temples bouddhistes, shintoïstes, des pagodes et de nombreux bâtiments annexes au milieu de grands jardins.
     
    Plus loin, je vous dirais un mot sur les rapports des Japonais avec la religion, mais c'est loin d'être simple. D'ailleurs, selon un dicton : "Les Japonais naissent shintoïstes, mais meurent bouddhistes".
     
    Nous passerons donc le reste de la matinée à errer au milieu de tous des bâtiments, tous très différents les uns des autres, depuis le grand temple Senso Ji et la pagode Dembo in jusqu'à de modestes petits autels, le point commun étant, devant tous ces sanctuaires, des petites planchettes de bois ou simplement des morceaux de papier qui sont des ex-voto, remerciements pour une grâce accordée (comme autrefois dans les églises catholiques en Occident) ou demande concernant sa vie professionnelle ou affective, ou une réussite à un examen, par exemple. En fait, les Japonais sont très supersticieux et ont constamment recours à des prédictions faites souvent par un robot. Vous mettez de l'argent dans l'appareil automatique et le robot va vous chercher un papier sur lequel vous lisez ce qui, pour les Japonais, est l'équivalent des horoscopes tant prisés des Français !
     
    Quand nous sommes arrivés dans le quartier d'ASAKUSA, il ne pleuvait plus, mais le ciel était très nuageux et la lumière assez triste. Il m'a fallu passer beaucoup de temps pour redonner à ces photos un peu de luminosité afin de les rendre présentables (merci, Adobe !)
     
    LA RELIGION AU JAPON
     
    Si on le leur demandait, peu de Japonais affirmeraient qu'ils sont très croyants. Dans leur recherche de la croissance économique et d'un mode de vie axé sur la technologie, les Japonais peuvent donner l'impression d'avoir négligé la religion. Mais, en réalité, les questions spirituelles n'ont jamais vraiment disparu de la vie japonaise et les rites religieux sont pratiqués quotidiennement.
    Près de 90 % des Japonais sont shintoïstes et ... 75 % bouddhistes.
    Bizarre, bizarre, me direz-vous, mais, en fait, les Japonais adoptent  souvent les deux confessions qui, de toutes façons, ne s'opposent pas l'une à l'autre et si les Japonais assistent à des cérémonies shintoïstes dans la première partie de leur vie, pour les naissances ou les mariages, ils se rendront à des obsèques bouddhistes !
     
    Beaucoup de fêtes sont semi-religieuses.
     
    On ne sait que peu de choses sur la religion des anciennes populations du Japon si ce n'est que leurs croyances formèrent la base du Shintoïsme.
    D'après des chroniques datant du début du VIIIème siècle, tous les éléments de la nature, montagnes, rochers, rivières, arbres, étaient habités par des esprits, les Kami. Une personne décédée devenait kami  et pouvait, temporairement, habiter l'une de ces choses.
     
    Au cours des IVème, Vème et VIème siècles, le taoïsme et le confusianisme chinois pénétrèrent au Japon et se mélangèrent à sa mythologie et à la croyance aux kami. Cet ensemble de croyances prit le nom de "shinto" (voie des dieux) qui le distinguait du bouddhisme (bukkyo). Le shintoïsme est ainsi la plus vieille religion japonaise. Son sanctuaire véritable est la nature et les forces de la nature elles-mêmes sont vénérées. Les dieux existent dans les eaux des sources et des torrents, ou bien dans l'herbe et les arbres qui poussent autour des temples. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle, au Japon, les sanctuaires sont toujours très étroitement associés à des parcs et jardins.
     
    Le shintoïsme a presque toujours été la religion d'Etat surtout parce qu'il attribue à l'empereur une origine divine. Hiro-Hito était encore considéré comme un "dieu vivant" et personne n'avait le droit de porter le regard sur lui. Les choses ont bien changé avec son successeur : Aki-Hito. Le shintoïsme d'Etat fut en effet abrogé après la seconde guerre mondiale et l'empereur changea le cours de l'histoire en renonçant à la divinité.
     
    Le bouddhisme arrivé de Chine et de Corée en 552 après J.C., fut d'abord contesté par les détenteurs du pouvoir parce qu'il introduisait la culture chinoise au Japon.
    La notion du cycle de la mort et de la renaissance, l'insignifiance des choses temporelles et la promesse de la grâce divine, tout cela était nouveau pour les Japonais. Mais, fidèles à leur tradition séculaire, ils adaptèrent la nouvelle doctrine en rejetant tout ce qui ne s'accordait pas avec leurs croyances.
     
    Au début, des rivalités éclatèrent entre les clans shintoïstes et bouddhistes pour des raisons plus politiques que religieuses. Et, bien que l'aristocratie adoptât le bouddhisme, le shintoïsme resta la religion du peuple.
     
    Tout au long de son histoire, le bouddhisme japonais a engendré puis éliminé de nombreuses sectes. Il reste aujourd'hui 11 sectes au Japon, subdivisées en 58 branches.
    Les écoles de NARA pratiquent les plus anciennes formes de bouddhisme. Mais l'une des écoles les plus influentes, celle du zen, fut popularisée dès le XIIème siècle par un moine, Tendai Eïseï qui fonda la secte du Zen Rinzaï, mais très peu de temps après, un autre moine, Dogen, forma une autre secte zen, le Zen Soto qui est, de nos jours, la plus active du pays. Elle rassemble environ huit millions d'adeptes, possède une université, plusieurs grandes écoles et un vaste système social et caritatif. Le Soto accorde une importance primordiale au travail social et au comportement moral.
     
    Parmi les trois branches principales du bouddhisme, le Jodo Shin, le Nichiren et le Zen, la classe des samouraïs choisit le Zen.
    Les aspects les plus violents du Zen furent mis en avant, son mépris de la douleur et du plaisir et son autodiscipline, ironie de l'histoire, sont aujourd'hui ce qui fait le succès du Zen par ses aspects les plus pacifiques.
     
    Dans le bouddhisme zen, la méditation est au centre de la pratique religieuse et aide le fidèle à atteindre l'Eveil spirituel (Satori).
    La méditation vise à faire passer l'esprit de Bouddha dans celui de la personne qui est en train de méditer. Pour y arriver, le croyant doit totalement purifier son esprit, ce qu'il ne peut atteindre qu'en méditant sur la vanité de toute chose. Le Zen a profondément influencé l'art japonais, en particulier la peinture de la nature.
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
    March 06

    2ème partie d'un voyage au JAPON en septembre 2006

     
    6 octobre

    Voyage au Japon (deuxième partie)

    Je sais que je vais en décevoir beaucoup, mais, aujourd'hui, vous ne verrez toujours ni temples ni jardins. Quand on voyage seul, on n'est pas tenu de respecter un programme établi à l'avance et on peut improviser en fonction des évènements, or, à ...
     
    TOKYO, le troisième jour, il pleut toujours !
     
    Allons, les temples attendront encore car il y a encore beaucoup de choses à voir dont une partie est dans des lieux couverts.
     
    Mais, d'abord, quelques photos qui remontent à la veille lorsque nous avons visité le marché au poisson. Tout autour de cet immense marché, s'est mise en place une véritable ville annexe avec de nombreux commerces, notamment de nourriture, voire des traiteurs car il semble que les Japonais n'aiment pas trop faire la cuisine chez eux et mangent soit au restaurant, soit achètent des plats déjà préparés. Pour ce qui nous concerne, le soir, nous ferons comme eux et ferons nos courses avant de rentrer manger ... dans notre chambre à l'hôtel.
     
    On peut noter, les photos 012 et 013 qui représentent les plats tels qu'ils sont proposés, en matière plastique, mais étonnants de vérité. On peut ainsi savoir ce qu'on peut manger et le prix.
    Sur les photos 015 à 017, nos achats pour le repas du soir;
    en 018 et 019, des restaurants qui ressemblent à tout sauf à des restaurants !
     
    Et nous en arrivons au troisième jour. Donc, il pleut toujours. Et la petite pluie fine est devenue une vraie pluie, parfois très forte.
     
    Tôt le matin, nous partons pour GINZA, un quartier chic, le plus cher de tout TOKYO. Déjà, j'espère trouver un magasin SONY car, de façon très stupide, j'ai oublié chez moi le chargeur pour les batteries de mon camescope. Et, avec deux batteries, je ne vais pas pouvoir tenir longtemps.
    Nous trouverons bien un immeuble SONY, mais qui n'ouvre qu'à 11 heures.
    Les magasins sont tous fermés et nous ne pouvons même pas faire comme les Japonais, pour qui ces magasins sont trop chers et qui ne viennent à GINZA que pour faire du lêche-vitrine.
    Bien abrités sous nos parapluies, c'est donc assez vite que nous visiterons ce quartier, le but étant en fait le théâtre Kabuki.
     
    Le Kabuki, forme de théâtre remontant au XVIème siècle, était à l'origine un spectacle érotique joué par des femmes. Mais les autorités interdirent aux femmes de monter sur scène. C'est ainsi qu'est née la tradition des onnagata - rôles de femmes joués par des hommes qui ont fini par en devenir les vedettes.
    Aujourd'hui, le kabuki est une forme sérieuse de théâtre quoique l'excentricité des costumes, le jeu des acteurs et les décors hallucinants le situent à mi-chemin entre la commedia dell'arte et ... grand guignol !
     
    Il faut reconnaître toutefois que ce n'est pas facile à apprécier pour des occidentaux qui ne sont pas préparés à ce type de culture. Les Japonais l'ont bien compris, qui vendent aux touristes, des billets pas chers valable pour un seul acte (le spectacle complet pouvant durer plusieurs heures). Nous avons donc assisté au premier acte et, très franchement, nous sommes vite partis sans aucune envie d'en voir et d'en entendre plus. Même en faisant des efforts, on ne peut pas tout aimer.
     
    Du coup, aucune envie d'essayer le théâtre nô qui est lent et plutôt austère. Et c'est, même pour certains Japonais, un spectacle notoirement assez ennuyeux. Donc exit le théâtre nô.
     
    En revanche, nous avons très envie de voir des compétitions de sumo. La période est idéale car le mois de septembre est le mois des plus importantes compétitions.
    Celles-ci ont lieu au Kokujikan, superbe salle tout près de la station de métro Ryogoku.
    Pendant tout le mois de septembre les compétitions commencent à 8 heures 30 pour se terminer à 18 heures et nous aurons l'occasion de voir les plus grands champions du Japon dont le plus célèbre : Asashoryu AKINORI, pratiquement invaincu depuis novembre 2002. Depuis cette date, sur 23 championnant, il en a remporté 17.
     
    Au début, comme pour le Kabuki, nous avions l'intention d'aller y jeter un oeil et de partir si c'était ennuyeux. Pour les Français, le sumo n'est généralement qu'un affrontement grotesque entre deux poussahs un peu tels qu'ils sont caricaturés dans les intervilles de Guy LUX. Et, à notre grande stupéfaction, nous allons découvrir un vrai sport avec de véritables athlètes, un sport qui est en même temps un magnifique spectacle avec ses règles et ses somptueux costumes.
     
    Mais je vous laisse lire à ce sujet une excellente documentation trouvée sur internet :
     
    A. Les règles de base
     
    Les combats se déroulent sur une arène spéciale, circulaire, le dohyo. Pour marquer un point, les lutteurs dont , sur les photos, j'ai gardé le nom en japonais, mais qui sont appelés en France  : sumotori, doivent expulser l'adversaire hors du cercle, ou lui faire toucher terre par une partie quelconque autre que la plante des pieds, en utilisant une ou plusieurs des 48 prises autorisées (kimarite). Les coups de poing, l'arrachage des cheveux, les étranglements et les coups de pied sont interdits.
     
    Le combat consiste en fait à briser le subtil équilibre entre les deux adversaires.
     
    B. le déroulement d'un combat
     
    Le combat est dirigé par un arbitre, le gyoji, vêtu d'un kimono en soie et portant un chapeau spécial. La tradition veut qu'il porte un éventail symbolisant son autorité. Cinq juges, souvent des yokozunas (anciens grands champions), supervisent également les combats et, en cas de contestation, c'est à eux qu'on aura recours pour trancher.
     
    Deux champions pénètrent dans le cercle et, après quelques mouvements d'assouplissement, jettent une poignée de sel sur le sol, rite de purification shintoïste. Ils s'accroupissent, frappent le sol avec les poings et s'affrontent par le regard. Ce rituel porte le nom de shikiri-naoshi et dure quatre minutes. La parade préliminaire se compose également de déplacements visant à intimider l'adversaire. Lorsque les préliminaires sont terminés, les deux lutteurs s'élancent l'un vers l'autre. Et, le plus souvent, le combat ne dure que quelques secondes.
    Ce qui est impressionnant - et typiquement japonais - c'est la totale impassibilité des concurrents. Celui qui perd, aurait-il été le favori de la rencontre, ne manifeste aucune émotion et sort après avoir salué son vainqueur et quand, lors de pauses, les sumotori semblent fâchés, ils le sont contre eux-mêmes; jamais contre leur adversaire et c'est eux qu'ils frappent, sur les cuisses et parfois en se donnant des gifles.
     
    En tout cas, une compétition de sumo est beaucoup plus intéressante et spectaculaire qu'un match de judo où, souvent, on voit les adversaires se tirer pendant 5 minutes par le kimono, esquisser des gestes qui ne mènent à rien et à se rhabiller lorsque le kimono est complètement défait.
     
    C. les tournois
     
    Chaque année, plusieurs tournois ont lieu mais seuls six tournois officiels (ou Hon-basho), organisés les mois impairs, comptent dans les scores officiels de chaque lutteur.
     
    Sur ces six tournois, trois ont lieu à TOKYO, les autres ont lieu à OSAKA, NAGOYA et FUKUOKA.
     
    Dans une compétition officielle, il y a quinze combats par lutteurs, organisés sur une période de quinze jours.
     
    D. Les différents grades
     
    La division supérieur des lutteurs de sumo (Makuuchi) regroupent deux catégories :
     
    - Les Sanyaku :
    * Yokozuna : rang le plus haut dans la hiérarchie du sumo. Décerné par la fédération, le lutteur le porte à vie;
    * Ozeki : rang venant après le Yokozuna et avant le sekiwake. Nommé par la fédération, l'Ozeki peut être rétrogradé si ses résultats sont insuffisants;
    *Sekiwake : rang de grand champion venant après les Yokozuna et les Ozeki;
    *Komosubi : rang le plus bas du groupe des Sanyaku, après les Yokozuna, les Ozeki et les Sekiwake.
     
    - Maegashira : groupe de la division makuuchi regroupant les lutteurs de bas de tableau de la division.
     
    Dans un tournoi, les lutteurs ayant atteint Kashikochi (plus de victoires que de défaites) monteront dans les rangs au prochain banzuke. (Ce n'est pas valable pour les Yokozunas et les Ozekis). A l'inverse, les lutteurs ayant atteint Make-Koshi (plus de défaites que de victoires) descendront dans les rangs.
     
    Parmi les photos de l'album présenté, celles qui vont de 035 à 081 montrent des compétitions de sumo à TOKYO.
    Sur la photo 039, vous pouvez voir le déroulement d'une journée depuis 8 heures 30 jusqu'à 18 heures, le tableau se lisant du haut à droite puis du bas en haut à gauche.
     
    Les feuilles de gingko représentées sur la photo 040 sont considérées comme sacrées au Japon et la coiffure des sumotori est inspirée de leur forme.
     
    Maintenant, si vous voulez avoir une idée concrète sur ce qu'est un combat de sumo, vous pouvez aller sur le lien : www.banzuke.com et vous aurez la possibilité d'y voir tous les matchs importants, année par année et mois par mois. Franchement, essayez : vous verrez, ça en vaut la peine.
    Nous pensions, comme pour le Kabuki, ne rester que peu de temps, mais, fascinés par ce spectacle extraordinaire, nous sommes finalement restés de 15 à 18 heures.
     
    Et même si ces sumotori semblent parfois bien gras, ce sont, je vous l'assure, de véritables athlètes car saisir à bout de bras un adversaire d'environ 150 kilos et le projeter à terre, croyez-moi, ce n'est  pas à la portée de n'importe qui, serait-il gros !
     
    Je peux d'ores et déjà vous rassurer : les temples et jardins, ce sera pour la troisième partie.
     
     
     
     
    Vous pouvez voir toutes les photos se rapportant à cet épisode en cliquant sur "photos" et "JAPON 2ème partie".
    February 27

    transfert d'un premier album sur le Japon en septembre 2006

    Je viens de transférer un nouvel album consacré à un voyage au Japon en septembre 2006. Celui-ci porte sur les deux premiers jours à TOKYO. Vous pouvez voir l'album en cliquant sur photos et Japon I et, ci-dessous, vous pourrez voir le texte qui accompagnait alors ce premier album que vous pouvez également revoir sur mon site principal "reisenderinderwelt.spaces.live.com".
     
    VOYAGE AU JAPON EN SEPTEMBRE 2006
     
    Nous avons finalement fait, de TOKYO à KYOTO et OSAKA, un merveilleux voyage. Et pourtant, au départ, les choses ne s'annonçaient pas trop bien.
     
    Déjà, nous espérions assister à de grandioses cérémonies, riches en couleurs à l'occasion de la naissance du prince héritier, évènement attendu par les Japonais depuis 41 ans. Il n'en fut rien.
     
    Ensuite, la météo ne nous fut pas favorable et, sur cinq jours passés à TOKYO, nous eûmes trois jours et demi de pluie : petite pluie fine et continue le plus souvent, mais parfois, franchement : des cordes ! Il nous fallut donc adapter notre programme aux circonstances.
     
    Et puis, déjà, en route vers TOKYO depuis l'aéroport situé à 60 km de la ville, je fus très déçu d'entrer dans une ville très industrialisée et très semblable à des métropoles occidentales, notamment américaines.
    Mais où étaient donc passées les splendeurs de l'Orient ? Nous finîmes par les découvrir, mais avec beaucoup d'assiduité et de patience car si le Japon a un très long passé en tant qu'Etat, le premier ayant été créé au VIIIème siècle avec NARA comme capitale, il ne faut pas oublier que les villes japonaises ont terriblement souffert des bombardements au cours de la dernière guerre mondiale et, en grande partie détruit, le Japon n'eut d'autre choix que d'accepter l'occupation américaine. Ce fut d'ailleurs grâce aux commandes américaines, mais aussi une impressionnante capacité de travail, que le Japon va opérer un redressement des plus spectaculaires, devenant, dès le début des années 1960, le pays le plus productif d'Asie. Il va même, au cours des années 1980, devenir la deuxième puissance économique mondiale allant jusqu'à talonner les Etats-Unis.
     
    Il ne faut pas donc s'étonner de voir d'abord, en TOKYO, une ville extrêmement moderne avec cependant, pourvu qu'on les trouve, de magnifiques îlots préservés avec jardins et temples, qui sont eux-mêmes de véritables villes à l'intérieur de la ville. Nous saurons heureusement les trouver.
     
     
    LE JAPONAIS, UNE LANGUE METISSEE
     
    L'écriture japonaise est un véritable casse-tête ... chinois que les élèves vont mettre dix ans à maîtriser.
     
    Jusqu'au VIème siècle, les Japonais n'avaient aucun système d'écriture et ils vont donc adopter celui de leur grand voisin : la Chine. Ils conservèrent le sens des idéogrammes mais remplacèrent la prononciation par les mots japonais correspondants.
    Ils finirent cependant par comprendre, ce qui leur prit tout de même deux siècles, qu'il était impossible d'utiliser la prononciation japonaise pour les mots composés. ils décidèrent alors d'emprunter les sons chinois pour ces mots-là, ce qui enrichit la langue primitive du Yamato (l'ancien nom du Japon) d'autant de mots nouveaux qu'il y avait d'idéogrammes, c'est-à-dire plusieurs milliers !
     
    Vers le VIIIème siècle, des érudits inventèrent un syllabaire qui permettait de transcrire les idéogrammes en sons japonais. Cet alphabet fut appelé katakana (c'est-à-dire : lettres d'à côté) car il était noté en marge des textes et comprenait à peu près cinquante signes fabriqués à partir d'idéogrammes simplifiés .
     
    A partir du Xème siècle, un deuxième syllabaire phonétique; les hiranaga, commença à être utilisé par les dames de la cour qui ne voulaient pas apprendre le chinois.
     
    Aujourd'hui, l'écriture japonaise est un mélange de kanji (les idéogrammes), de hiragana et de katakana, ce dernier étant réservé aux seuls noms d'origine étrangère.
    En 1946, on a réduit à 1.850 le nombre des idéogrammes obligatoires à l'école, ce qui n'empêche pas l'écriture japonaise d'être l'une des plus difficiles à maîtriser. Et, pour faire bonne mesure, ajoutons que le japonais s'écrit couramment de droite à gauche et de la dernière à la première page, comme en arabe, mais aussi parfois de gauche à droite et, fréquemment : verticalement.
     
    Alors, que faire lorsqu'on débarque dans un tel pays sans connaître un mot de japonais ? Il faut déjà, précaution élémentaire, se munir d'un guide avec des plans avec des noms rédigés en caractères latins. A la réception de l'hôtel, vous n'aurez aucune difficulté pour obtenir un plan en japonais et, pourvu que vous indiquiez sur votre plan l'endroit où vous voulez vous rendre, l'hôtesse vous tracera avec un feutre le cheminement pour y arriver. Il vous suffira, après, de montrer de plan en japonais à n'importe qui et les Japonais, qui sont extrêmement serviables se feront un plaisir de vous indiquer par tous moyens, y compris par gestes, comment continuer votre périple, quitte à vous accompagner un bout de chemin pour vous mettre mieux sur la voie.
     
    La première difficulté commence à la gare où il faut acheter ses billets avec une machine automatique, assez complexe, dont les explications sont évidemment rédigées en japonais. Evidemment, vous bloquez un appareil pendant pas mal de temps.En France, vous vous feriez vite traiter de tous les noms. pas au Japon où il y aura toujours quelqu'un pour tenter de vous expliquer comment ça fonctionne. Vous montrez simplement votre plan avec la destination et il vous dit sur quelles touches il faut taper pour acheter vos billets.
     
    Comme vous pouvez le voir sur ces premières photos, les restaurants, souvent situés dans les gares, sont très petits avec, tout au plus une dizaine de sièges, mais, là encore, il vous faut acheter un ticket sur une machine automatique. Mais vous n'aurez finalement pas trop de difficultés dans la mesure où les plats sont tous représentés en photo ou même en matière plastique, plus vraie que nature. En revanche, il ne faut pas rechigner à manger comme eux car, pour le bifteck-frites, sûr, il vaut mieux aller ailleurs !
     
    LA CUISINE JAPONAISE
     
    Elle est à la fois très variée et extrêmement raffinée, mais c'est un fait qu'elle peut déconcerter des occidentaux s'ils n'ont pas, au préablable, voyagé en Asie et notamment en Chine ou, tout simplement fréquenté les nombreux restaurants japonais et coréens qu'on trouve notamment à PARIS.
     
    Le poisson cru est la spécialité japonaise par excellence. Il se mange soit en sashimi - simple tranche qu'on trempe délicatement dans le sohyu (sauce de soja agrémenté de moutarde verte très forte) - soit en nigiri sushi - la tranche est alors posée sur une boulette de riz légèrement vinaigrée - soit encore en maki sushi - c'est-à-dire enroulée avec du riz dans une algue nori. Dans tous les cas, le poisson est débarrassé de ses arêtes et servi avec du gingembre mariné dans du vinaigre.
    Un assortiment classique moriawase comprend en général huit à douze pièces parmi lesquelles on trouve du thon, du thon gras, du saumon, une crevette, de la seiche, du maquereau et de l'omelette japonaise.
    Les sushiya de TOKYO se ravitaillent chaque matin au marché TSUKIJI (que, bien sûr, nous ne manquerons pas de visiter), l'un des plus grands marchés au poisson du monde.
     
    En allant manger dans les sushiya, on peut faire un excellent repas pour moins de 1.500 yens, soit l'équivalent de 10  €.
    Le must est le restaurant de sushis tournants où les plats défilent devant les clients sur un tapis rotatif. On choisit autant de plats qu'on désire et on empile les assiettes à côté de soi. A la fin, on compte le nombre d'assiettes pour régler l'addition. Si les assiettes sont de couleurs différentes, elles ne sont pas au même prix.
     
    Mais il y a aussi les nouilles japonaises qui n'ont strictement rien à voir avec les spaghetti italiens, consommées chaudes en soupe ou bien froides sur un lit de bambou.
     
    Mais le plat le plus connu avec le poisson cru est indiscutablement le sukiyaki qui est une fondue de boeuf. Toute la préparation est faite sur la table. Dans un plat en fonte, on fait griller de fines tranches de boeuf, puis on verse un bouillon de soja, légèrement sucré, avant d'ajouter des légumes et le tofu qui est un fromage de soja. Le sukiyaki est servi avec du riz blanc.
     
    On peut aussi mentionner les tempura, spécialité d'origine étrangère puisque importée par les Portugais au XVIème siècle ainsi que le temppan-yaki,véritable spectacle où, devant chaque table, un cuisinier jongle avec de la viande et des crevettes au dessus d'une  plaque chauffante. Le menu comprend également une entrée, du riz et un dessert.
     
    Sans oublier bien sûr le saké, boisson nationale des Japonais qui commencent pourtant à lui préférer du vin (souvent en provenance de France) ou de la bière.
     
    DEBUT DE NOTRE VISITE DE TOKYO
     
    A notre arrivée à l'hôtel, vers 11 heures, la chambre n'est pas prête. Nous allons donc déjeuner, puis, après un brin de toilette, indispensable après 12 heures passées en avion, nous allons nous jeter à l'eau en commençant par le métro, direction : la station "Tokyo" en plein centre ville, mais qu'on appelle de préférence le "centre vide" car il consiste en un immense espace vert, en partie interdit au public, au milieu duquel se trouve le palais impérial dont, en fait, on ne voit pas grand chose. Le palais est un bâtiment très simple entièrement reconstruit après la seconde guerre mondiale.
     
    C'est alors que la pluie a commencé à tomber. heureusement, au Japon, en cette saison, on peut partout acheter des parapluies très pratiques parce que légers et transparents pour, selon la taille, l'équivalent de deux ou trois euros.
     
    Le lendemain matin, il pleuvait toujours. Nous avons donc opté pour un endroit couvert et sommes allés visiter le marché au poisson de TSUKIJI. Il faut y aller tôt si on veut assister aux enchères qui ont lieu sur le port, là où accostent les bateaux mais ce n'était pas pour nous un problème car nous nous levions toujours vers les 5 heures. Toute une petite ville s'est créée autour de cet immense marché avec commerces d'alimentation, mais surtout de nombreux restaurants de poisson cru et c'est dans l'un d'eux que nous irons manger des sushis à ... 10 heures. De toutes façons, au Japon, on peut manger n'importe où et à n'importe quelle heure.
    Pendant la visite du marché, il faut rester vigilant car les visiteurs sont tout juste tolérés dans ces allées étroites où circulent en permance de curieux engins pour le transport des poissons, des engins qui vont très vite et qui ont, à l'avant, une sorte de cylindre vertical qui leur permet de tourner à l'aise dans les allées les plus étroites.
     
    Sur ce premier album, toujours pas de temples. Nous attendions des jours meilleurs. En revanche, beaucoup de vues de gares qui sont des lieux gigantesques à plusieurs niveaux et avec de très longes allées, occupées par différents commerces et beaucoup de restaurants. Car c'est là que, vers 6 heurs 30 du matin , les Tokyoïtes viennent prendre leur petit déjeuner avant d'aller travailler et c'est également là que, le soir, ils feront leurs courses car, dans les galeries marchandes des gares, on peut tout trouver.
     
    En fait, les Japonais vivent essentiellement : dans leur logement où, généralement, ils ne font que dormir, dans les gares où ils prennent leurs repas et font leurs courses, dans les transports publics et, bien sûr, sur leur lieu de travail.
     
    Les gares sont donc, à TOKYO de véritables lieux de vie, toujours extrêmement animés, mais aussi très propres, ce qui appraît nettement sur les photos, le sol étant brillant sans la moindre poussière ni papiers jetés par terre. De plus, comme d'ailleurs au marché au poisson, aucune odeur (si vous avez déjà fréquenté le métro parisien, sûr que nous ne pouvons pas en dire autant !)
     
    Car, très vite, nous voyons appraître les qualités des Japonais : politesse, serviablitié, courtoisie, travail, discipline, propreté, honnêté (dans les gares, on voit des gens entrer dans les magasins en laissant leur valise dehors !) tout ce qui, finalement, fait cruellement défaut aux Français.
     
     
     
     
     
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    January 05

    transfert d'un nouvel album sur l'Islande

    Je continue à transférer les plus anciens albums encore sur mon site principal : reisenderinderwelt.spaces.live.com.
     
    Celui-ci est consacré à des escales en Islande au cours d'une croisière dans le Grand Nord en 2003.
     
    J'ai pu récupérer le commentaire d'origine que vous trouverez ci-après :
     

    Escales en Islande en juillet 2003

    Au cours de notre croisière vers le Svalbard (cf. l'un des albums précédents), en juillet 2003, après les Shetlands et les îles Féroé, nous avons fait deux escales en Islande, d'abord à REYKJAVIK, la capitale, au sud-ouest de l'île, puis à AKUREYRI, au nord, tout près du cercle polaire arctique.
     
    L'Islande est un curieux pays fait d'un étonnant mélange d'eau, de glace et de feu. De nombreux lacs, des chutes grandioses, des glaciers dont le VATNAJÖKULL, l'un des plus grands au monde, qui couvre une importante superficie du pays au sud-est, mais un sous-sol bouillonnant et jaillissant par endroits  en geysers ou coulées de lave, en tout cas, des paysages absolument somptueux.
     
    Depuis REYKJAVIK, nous avons pu visiter trois sites : d'abord la faille de THINGVELLIR où, depuis un paysage d'aspect volcanique, on peut voir en contrebas une importante faille, profonde qui donne l'impression que là, la terre s'est littéralement fendue, ce qui n'est pas tout à fait faux puisque cette faille marque la jonction des plaques européenne et américaine. D'une certaine façon, mais virtuellement compte tenu de sa largeur, on a un peu le sentiment d'avoir là un pied en Europe et l'autre en Amérique, un continent d'ailleurs tout proche puisque l'Islande n'est séparée du Groënland que par le détroit de Danemark.
     
    Ensuite, ce seront les imposantes chutes de GULFOSS puis le site de GEYSIR, toujours en pleine ébullition, un site qui a d'ailleurs donné son nom à l'un des phénomènes qui le caractérisent : les geysers, le plus important étant le Strokkur.
    On voit bien là que si le sol est le plus souvent gelé, le sous-sol, lui, est un véritable chaudron ce qui donne à l'islande un climat et des paysages très particuliers.
     
    La deuxième escale sera, au nord, au fond d'un fjord, AKUREYRI, d'où nous partirons vers le lac MYTVATN avec, là encore d'impressionnantes chutes, notamment celle de DETTIFOSS, un paysage un peu lunaire formé par des coulées de lave à DIMMUBORGIR, restes d'un ancien lac de lave aujourd'hui vide et appelé "les châteaux noirs".
    Le lac MYVATN est, lui, appelé "lac des moucherons" et si vous avez l'occasion d'y passer (sait-on jamais ?) vous comprendrez vite pourquoi.
     
    Enfin, toujours sur ce lac, les pseudo-cratères qui, malgré leur aspect, ne sont pas des volcans plus ou moins éteints, mais d'importantes collines qui ont pris cet aspect par la transformation en vapeur de l'eau du lac, chauffée brutalement par la lave omniprésente dans le sous-sol de l'île.
     
    Malgré ce que j'ai pu écrire précédemment sur "les touristes importuns" qui se font photographier devant les principaux monuments, vous pourrez, dans cet album, voir deux photos où nous figurons, ma femme et moi, en gros plan. D'abord, en prenant ces photos au milieu d'un paysage grandiose et loin de la foule des autres participants à la croisière, nous ne gênions personne, mais ces photos présentent l'avantage de vous donner, par rapport à nous, l'échelle du paysage avoisinant. Ainsi, en observant bien la photo avec ma femme, regardez, sur la gauche, ces minuscules points qui sont les autres croisiéristes et vous aurez alors une impression juste de l'importance des chutes. D'autre part, par ces photos, vous pourrez constater que la fameuse canicule de l'été 2003 n'avait pas épargné le grand nord. Il suffit de voir comment nous sommes tous deux vêtus d'une simple chemisette pour imaginer quelle température il pouvait faire à quelques kilomètres à peine du cercle polaire !
     
    Si vous êtez jeunes et sportifs, ce qui n'était pas notre cas, il est conseillé de visiter l'Islande ... à pied. C'est de cette façon qu'il est le mieux possible d'en apprécier toute la variété et la splendeur des paysages. A recommander en tout cas à tous les vrais amoureux de la nature.
     
     
    January 02

    transfert d'un deuxième album sur la Bretagne

    Un deuxième album sur la Bretagne a été transféré sur cet espace.
     
    Les commentaires concernant ces deux albums peuvent être consultés sur mon espace principal : "reisenderinderwelt.spaces.live.com", à la date d'août 2006 pour le premier album , et de septembre 2006 pour le second.
     
    Je profite de l'occasion pour souhaiter à tous ceux qui passeront par cet espace :
     
     
    UNE EXCELLENTE ANNEE 2008.
     
    Jacques
     
    008 PLOUGASTEL l'église012 PLOUGASTEL le calvaire017 PLOUGASTEL le calvaire - le croisillon supérieur028 PLOUGASTEL le calvaire - la déposition de croix074 FOUESNANT le monument aux morts075 BENODET097 La Roche aux Fées146 VITRE l'hôtel du bol d'or157 VITRE place Notre-Dame161 VITRE rue du château165 VITRE le château179 FOUGERES place du Marchix182 FOUGERES le château187 FOUGERES les douves du château188 FOUGERES les douves du château
    December 13

    transfert d'un premier album sur la Bretagne

    Comme indiqué précédemment, vous pouvez maintenant trouver sur cet espace un premier album sur un voyage fait en Bretagne en juillet 2005.010 le vieux RENNES026 château de JOSSELIN032 JOSSELIN N.D. du Roncier040 VANNES la vieille ville054 VANNES le château de l'Hermine056 VANNES les remparts082 château de SUSCINIO108 les alignements de CARNAC126 la pointe du Raz131 la pointe du Raz166 Ste Marie du Ménez-Hom le calvaire206 PLEYBEN vitrail XVIème siècle217 LE CONQUET
     
    Un second album sur la Bretagne sera mis en place début janvier car je ne peux mettre plus de 500 photos sur ce site chaque mois.
     
     
    PASSEZ TOUS DE BONNES FÊTES DE FIN D'ANNEE.
     
     
     
     
     
    December 08

    réouverture de cet espace secondaire

    Après de longs mois d'inactivité, cet espace va recevoir de nouveaux albums photo.
    En effet, mon site principal "reisenderinderwelt" commence à être saturé et l'ouveture de cet espace devient de plus en plus longue.
    J'ai donc décidé de transférer sur cet espace-archives les plus anciens albums.
    Aujourd'hui, ce sera un album consacré à une croisière dans le grand nord jusqu'au Svalbard, dans l'océan arctique, en 2003.
    D'autres suivront par la suite, notamment deux albums sur la Bretagne en 2005.
     
    Mais, pour le moment, je n'ai  pas trouvé le moyen (à condition encore qu'il existe) de transférer les commentaires sur ces albums photos.
    Maintenant, si quelqu'un d'entre vous a une idée à ce sujet, qu'il me contacte sur reisenderinderwelt@hotmail.fr, ses conseils seront toujours les bienvenus.
     
    En toute amitié.
    jacques000 NORVEGE croisièe au Svalbard en 2003003 au Svalbard004 au Svalbard014 au Svalbard017 au Svalbard036 au Svalbard037 au Svalbard047 l'île Yanmayen071 dans le fjord081 Longyearbyen les motoskis
    April 11

    NECESSAIRE MISE AU POINT

    Après avoir lu ce commentaire en date du 5 avril :
     
    Bernie
    Des longues interventions chez Cristolinette ou ailleurs me manquent
    5 avril 07:10
    (http://courrieres.spaces.live.com/)
     
     

      J'ai été quelque peu perplexe du fait que cet espace, où je ne passe que très rarement car il ne présente pour moi aucun intérêt puisqu'il ne sert qu'à archiver d'anciens albums qui sont déjà tous dans mon ordinateur, ne comporte aucun commentaire; j'ai, en son temps, expliqué pourquoi.

     

    J'ignore si c'est de moi qu'on attend "de longues interventions chez Cristolinette ou ailleurs" mais des billets assez longs sont régulièrement publiés, là où ils doivent se trouver, c'est-à-dire dans mon espace principal  dont l'adresse est :

    http://reisenderinderwelt.spaces.live.com/

    En ouvrant un premier espace (celui-ci), puis un deuxième, j'ai clairement indiqué quelles étaient mes motivations pour m'investir un peu sur le net. Cet espace porte comme sous-titre : "Avez-vous envie d'aller un peu voir ce qui se passe ailleurs ?" et le second : "Avoir une autre vision du monde".

     

    Je n'ai donc jamais prétendu présenter autre chose que des relations de voyages si possible dans des pays peu connus, le second espace étant plus spécifiquement orienté sur la façon de voyager de façon à comprendre le mieux possible le pays qu'on visite : ses moeurs, ses coutumes, ses croyances, son mode de vie , son architecture et, bien entendu, les sites qui en font généralement l'intérêt, ce qui n'est pas toujours possible en passant par les habituels tour-operators.

     

    C'est pourquoi, les voyages relatés dans l'espace principal actuel sont beaucoup plus abondamment commentés  et documentés que les premiers présentés sur cet espace-ci.

     

    En revanche, je n'ai pas vocation à aller sur d'autres espacs pour de "longues interventions" ce qui, déjà, demande beaucoup de temps, mais surtout parce que je n'aime parler que de ce que je connais bien. Or, avec l'âge, je constate chaque jour un peu plus mes lacunes dans  bien des domaines et je préfère ne pas mettre de commentaires plutôt que de laisser des banalités du genre : "c'est bien"; "intéressant"; "bravo pour ce remarquable exposé" etc...

     

    Maintenant, les albums et billets que vous pouvez trouver sur mon espace principal n'ont généralement pas d'autre but que de relater des voyages qui peuvent vous intéresser ou non, ce qui n'est pas mon problème.

    Je n'oblige personne à y passer ou à y laisser des commentaires, mais j'entends qu'on m'accorde réciproquement le droit d'aller là où j'ai envie d'aller et d'y laisser éventuellement les commentaires que j'ai envie d'y mettre.

     

    Je ne suis pas Pic de la Mirandole; j'ai certes des connaissances, mais dans des domaines limités; je n'ai aucun talent d'écrivain et encore moins pour la poésie et je ne suis pas critique littéraire.

     

    Aussi, continuerai-je à présenter des relations de voyages pour ceux que cela peut intéresser, libre à ceux qui viennent voir billets et albums de laisser un commentaire, même critique ou de poser des questions auxquelles je réponds toujours.

     

    Mais n'attendez rien d'autre de moi.

    Bien cordialement.

    jacques EHRMANN 

     

     

     

     

    February 01

    FIN DE L'ARCHIVAGE DES ALBUMS DE MON ESPACE PRINCIPAL

    Avec l'enregistrement, aujourd'hui, de deux albums consacrés, l'un à la troisième partie de LISBONNE et l'autre à SINTRA et aux environs de LIBONNE, se termine l'archivage des albums qui ont déjà été présentés sur mon espace principal.
     
    Ce site, qui n'est donc qu'une annexe réservée à l'archivage d'anciens albums, comprend maintenant un total de 4.189 photos que vous pouvez consulter à loisir.
     
    Les autres albums, plus récents, peuvent être vus sur mon espace principal qui est :
     
    reisenderinderwelt.spaces.live.com/
     
    qui comprend, lui, les commentaires correspondant à chacun des albums.
     
    De toutes façons, je serai absent jusqu'au début du mois de mars pour raison de voyage au MYANMAR (ex-Birmanie) et  à BANGKOK.
     
    Si, pour le moment, l'archivage est terminé, par la suite, je ferai passer sur ce site les albums les plus anciens encore sur l'espace principal.
    Ce site reste donc largement ouvert et continuera d'évoluer par la suite.
     
    BONS VOYAGES A TOUS !
     
    jacques